
Comme toujours le S2DÉ a pris le pouls de ses adhérents, c’est notre ADN. Nous ne concevons pas en effet que ce ne soit pas les adhérents qui définissent les priorités syndicales.
Du 25 août au 15 septembre 2025, les adhérents avaient donc fait remonter leurs réflexions sur les chantiers prioritaires selon eux de la direction d’école, nous vous livrons le bilan final de leurs retours qui sera in fine notre feuille de route pour les élections professionnelles de décembre 2026.
Nous vous les proposons par ordre de fréquence décroissante :
1. Augmentation significative du temps de décharge et/ou décharge complète pour tous les directeurs, quel que soit le nombre de classes, afin de gérer la charge de travail croissante et de se consacrer pleinement aux missions de direction.
2. Revalorisation salariale importante et prise en compte des primes dans le calcul de la retraite, à la hauteur des responsabilités assumées.
3. Reconnaissance d’un véritable statut de direction, distinct du corps enseignant et comparable à celui des chefs d’établissement du second degré, incluant un pouvoir hiérarchique clair.
4. Mise en place d’une aide administrative pérenne (secrétariat, services civiques ou Emplois Vie Scolaire) pour alléger la charge de travail.
5. Allègement et simplification des tâches administratives chronophages et jugées inutiles (enquêtes, tableaux à remplir, labels à foison, PPMS, DUERP).
6. Amélioration et adaptation des moyens pour l’école inclusive (AESH en nombre suffisant et affectés tôt, RASED, structures d’accueil et formations spécifiques).
7. Offrir une formation initiale et continue de qualité, adaptée à la fonction de direction, incluant la maîtrise des outils numériques, la gestion d’équipe et de crise.
8. Obtention d’une autonomie accrue pour les écoles (budgétaire par rapport aux mairies, pédagogique et possibilité de recruter les enseignants).
9. Protection et soutien efficace de la hiérarchie face aux agressions et pressions (parents, mairie) et lors de signalements (avec le nom de l’institution et non celui du directeur).
10. Stabilisation des programmes et des réformes, avec un rythme de mise en œuvre soutenable pour les équipes, et arrêt des injonctions de « dernières minutes ».
11. Remplacements des professeurs absents en nombre suffisant et affectations des personnels plus tôt (y compris pour les décharges de direction).
12. Mise à disposition de matériel informatique professionnel et de fournitures adéquates (ordinateurs, imprimantes, téléphone pro, logiciels performants) pour ne plus dépendre du matériel personnel.
13. Reconnaissance et rémunération des heures supplémentaires réellement effectuées, notamment pour les réunions hors temps scolaire.
14. Amélioration des conditions de travail et du bien-être général, incluant l’allègement des 108 heures (fin des APC, formations sur temps scolaire) et une meilleure gestion du stress.
15. Révision de la carte de l’éducation prioritaire et des moyens alloués, en fonction des réalités du terrain (Indice de Position Sociale, présence d’ULIS ou Quartiers Prioritaires de la Ville).
16. Mettre fin aux élections de parents d’élèves quand il n’y a qu’une seule liste, ou dématérialiser nationalement le vote pour éviter le gaspillage de temps et de ressources.
17. Clarification du rôle de « pilote pédagogique » pour le directeur, sans qu’il soit assimilé à un conseiller pédagogique ou un formateur pour les collègues.
18. Réhabilitation et adaptation des bâtiments scolaires (gestion de la vétusté, sécurité, adaptation aux enjeux climatiques, équipements modernes).
19. Mettre en place des temps d’échanges réguliers et constructifs entre directeurs pour créer un réseau, une émulation et un soutien mutuel.
20. Faciliter la mobilité inter-départementale pour les directeurs d’école.
Travail de synthèse réalisé avec notebookLGM à partir des retours d’adhérents au 15 septembre 2025 minuit.
Mise en forme TP, Gonfaron, 18 septembre 2025



