Décharges de direction et baisse démographique : le #S2DÉ se mobilisera après les élections professionnelles pour septembre 2027.

C’est un des nombreux chantiers qui seront sur la table des différents groupes de travail au ministère ou dans les académies après les élections.

Il y en a beaucoup d’autres comme les 6 maigres journées de décharge des collègues des classes uniques, comme le fait que des directrices et directeurs en REP aient des décharges plus importantes que des collègues hors éducation prioritaire qui ont pourtant plus d’élèves…

Le #S2DÉ sera force de proposition comme toujours mais aujourd’hui nous sommes interpellés par les collègues qui ont baissé d’un groupe de décharge et perdent donc leur quota même si, dans quelques académies, la quotité de décharge d’enseignement est parfois maintenue durant une année après une fermeture de classe.

Ce n’est pas qu’une question de confort de travail : c’est le temps indispensable pour assurer le pilotage pédagogique, administratif et humain de l’école.

Dès la fin des élections professionnelles, et dans chaque académie où le S2DÉ obtiendra des élus, notre organisation portera donc ce combat avec détermination : maintenir les décharges existantes face aux effets mécaniques de la baisse annoncée du nombre d’élèves.

Rappel de la situation actuelle

École maternelle, élémentaire ou primaireDécharges d’enseignement
Nombre de classes
16 jours fractionnables : 2 à 3 jours mobilisables au premier trimestre, 1 jour mobilisable au deuxième trimestre et 2 à 3 jours mobilisables au troisième trimestre
2 ou 312 jours fractionnables à raison d’au moins une journée par mois
4 ou 525%
6 à 833%
9 à 1150%
12 et plus100%
Source : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045570681#:~:text=%2D%20une%20demi%2Ddécharge%20correspond%20à%20deux%20jours%20par%20semaine%20et,aux%20neuf%20demi%2Djournées%20hebdomadaires.

Deux seuils requièrent dans le tableau ci-dessus une vigilance particulière :

• Le passage de 12 à 11 classes, qui fait basculer la décharge d’une décharge complète à 50%, une perte sèche pour des écoles dont la charge de travail ne diminue pourtant pas dans les mêmes proportions.

• Le passage de 4 à 3 classes, qui fait chuter la décharge d’une journée par semaine à seulement 12 jours par an soit une division par plus de trois du temps consacré à la direction.

Virginie : En effet, le seuil 3/4 classes est énorme. Je risque une fermeture en septembre 27. Je passerai de 4 jours de décharge à 1 jour par mois pour 6 à 10 élèves de moins. La charge de travail restera quasiment la même.

Ces effets de seuil sont brutaux et déconnectés de la réalité du travail de direction, qui ne varie pas linéairement avec le nombre de classes : les tâches administratives, les relations avec les familles, le lien avec la mairie et les partenaires, le suivi des élèves ne s’allègent pas d’un coup parce qu’une classe ferme.

Notre demande est claire : abaisser ces seuils pour que la baisse démographique ne se traduise plus par une perte brutale de temps de décharge, mais par une évolution progressive et proportionnée.

Nous porterons cette exigence partout où nous serons représentés, dans les instances nationales, académiques et départementales, pour défendre des conditions de travail dignes pour toutes les directrices et tous les directeurs.

La défense du quotidien des 40 000 directrices et directeurs donc du quotidien de toutes les équipes des 40 000 écoles passera par votre vote #S2DÉ en décembre 2026.