
Directrice d’école à CHILLY-MAZARIN (18 classes), référente départementale 91 et candidate pour le S2DÉ au CSAMEN
Repenser la direction d’école, pour que l’école de la République cesse de reposer sur les épaules de ses directrices et directeurs.
Chères collègues, Chers collègues,
À l’approche des élections professionnelles de décembre 2026, je m’engage sous les couleurs du S2DÉ comme candidate au CSAMEN.
Directrice d’une école de 18 classes à CHILLY-MAZARIN et référente du 91, je partage au quotidien votre passion pour notre métier, mais aussi le constat alarmant de son essoufflement.
Mon parcours au sein de l’Éducation nationale depuis 1988, du statut précaire à l’enseignement spécialisé en SEGPA, à l’expérience internationale, en passant par mes engagements bénévoles auprès des plus démunis, m’a appris une chose essentielle : on ne peut bien piloter une structure éducative qu’en ayant les moyens de sa mission. Or, aujourd’hui, le modèle de la direction d’école est à bout de souffle.
Pourquoi la fonction de directrice et de directeur d’école doit impérativement évoluer :
L’illusion de la polyvalence infinie : Le directeur n’est plus seulement un « primus inter pares » qui coordonne une équipe pédagogique. Il est devenu le gestionnaire d’une structure complexe, sommé de jongler entre management, gestion des ressources humaines, sécurité des bâtiments, relations avec les collectivités et gestion de crise, sans formation initiale ni continue à la hauteur de ces responsabilités de quasi-chefs d’établissement.
Le mur de l’inclusion sans moyens : La politique d’inclusion scolaire, louable dans son principe, se heurte sur le terrain à une absence dramatique de dispositifs adaptés et de personnels spécialisés. Le directeur se retrouve seul en première ligne face à la détresse des familles, à la souffrance des élèves à besoins éducatifs particuliers et à l’épuisement de ses équipes.
Une surcharge administrative déconnectée du pédagogique : Le volume exponentiel des tâches bureaucratiques et des injonctions contradictoires étouffe le cœur de notre métier. Faire de la direction d’école un véritable métier reconnu exige de sortir d’une logique de subordination subie pour aller vers de vrais allègements structurels et une aide administrative pérenne.
La fin de l’isolement et du bricolage institutionnel : Exercer en direction ne doit plus relever de l’héroïsme individuel ou du sacrifice personnel. L’institution doit cesser de répondre aux urgences par le mépris ou le silence, et accorder enfin un statut protecteur ainsi qu’une revalorisation indiciaire et indemnitaire d’une réelle justice.
Parce que nos écoles méritent mieux qu’un pilotage par temps de crise permanent, et parce que la voix des directrices et directeurs doit peser là où s’écrivent les arbitrages nationaux, donnez la force au S2DÉ en votant pour notre liste au CSAMEN en décembre 2026.
Faisons évoluer notre métier ensemble !
Fatima SOUCHI : referent91@s2de.fr



