
SYNTHÈSE – AUDITION DU S2DÉ À L’ASSEMBLÉE NATIONALE – VENDREDI 3 OCTOBRE 2025
Commission des affaires culturelles et de l’éducation – Programme 163 (Jeunesse & vie associative)
Présence d’Amélie SAINT-PAUL et de Florence SZEWCZYK, membres du Bureau national du S2DÉ, de la députée Florence Hérouin-Léautey, ancienne DGS d’une collectivité, et des attachés parlementaires en charge de ce rapport sur le programme 163.
Enjeu
Porter la voix des directrices et directeurs d’école sur la qualité du périscolaire et l’articulation scolaire/périscolaire, afin de réduire les inégalités territoriales et de garantir des activités éducatives de qualité pour tous les élèves.
Constats majeurs du terrain
• Appréciation mitigée des rythmes scolaires : pertinence de l’objectif (rythme de l’enfant) mais manque de moyens humains/financiers et allongement peu utile de la pause méridienne.
• Forte hétérogénéité entre communes, notamment en milieu rural sans centres de loisirs ; difficulté à recruter/stabiliser des personnels formés pour couvrir les amplitudes (matin–midi–soir).
• Qualité des accueils périscolaires très variable ; projets fragiles faute de concertation et de continuité d’équipe.
• « Plan mercredi » porteur mais insuffisamment cadré et financé pour garantir de vraies activités.
• PEDT souvent méconnu ou formel ; manque de pilotage partagé et d’appropriation par les équipes.
• Mouvements d’éducation populaire (MEP) utiles (lecture, culture, sport, citoyenneté) mais présence erratique sur le périscolaire.
• La bonne approche est la complémentarité éducative (et non l’interchangeabilité des métiers).
Points d’appui
• Là où il existe des moyens, l’organisation est plus fluide et régulière, avec une meilleure ouverture culturelle et sportive (ex. partenariats Lire et faire lire, USEP, radio associative).
Recommandations prioritaires du S2DÉ
• Créer dans chaque école un référent PEDT (pas nécessairement le directeur), rémunéré sur budget communal, pour animer le lien scolaire–périscolaire et suivre la qualité.
• Instaurer des temps de concertation réguliers et reconnus entre personnels communaux et Éducation nationale (programmation, co‑évaluation).
• Élaborer un référentiel national de qualité pour le périscolaire et le « plan mercredi », avec financements conditionnés à un cahier des charges (diversité d’activités, qualification, évaluation).
• Renforcer la formation conjointe (animateurs/enseignants) : développement de l’enfant, inclusion, gestion de groupe, EAC, EPS, premiers secours.
• Stabiliser et professionnaliser les équipes (contrats attractifs, ratios ajustés aux pics).
• Réduire les inégalités via une péréquation des moyens et des mutualisations intercommunales (équipements, intervenants, transports).
• Faciliter et financer la présence des MEP le mercredi et pendant les vacances ; simplifier conventions et circuits budgétaires.
• Introduire la notion de « complémentarité éducative » dans les textes et la formation (INSPÉ et filières animation).
Impacts attendus
• Hausse mesurable de la qualité et de l’équité d’accès aux activités périscolaires.
• Amélioration du climat scolaire, du bien‑être des élèves et de la cohérence des parcours.
• Visibilité accrue de l’usage des crédits et pilotage partagé à l’échelle locale.
Synthèse d’Amélie SAINT-PAUL
Pour contacter les 2 collègues et avoir éventuellement des précisions sur ce sujet :
Amélie SAINT-PAUL : amelie.saint-paul@s2de.fr
Florence SZEWCZYK : florence.szewczyk@s2de.fr


