Suite à l’onde de choc survenue à la suite d’un enfant séquestré dans une camionnette en Alsace le 6 avril dernier, le ministre a diligenté l’Inspection Générale pour mener des investigations afin de comprendre comment un enfant de 9 ans peut disparaître des radars.

https://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/enfant-sequestre-pendant-18-mois-des-failles-administratives-82552355.html

Journal de 13h sur TF1 du jeudi 16 avril 2026

Vous avez transmis au S2DÉ de nombreux témoignages à 24heures6mois@s2de.fr sur la façon dont se gèrent chez vous les radiations en y ajoutant des propositions, les voici.

10 constats de votre part

  1. Disparition des élèves « sous les radars » : De nombreux directeurs s’inquiètent du fait que des enfants déscolarisés peuvent rester invisibles pendant plusieurs mois sans que le système ne s’en aperçoive, notamment lors d’un déménagement ou d’un changement d’académie.
  2. Obligation légale vs conscience professionnelle : Les directeurs se sentent souvent pris au piège entre l’obligation légale de remettre le certificat de radiation à la famille et leur intuition que l’enfant risque de ne pas être réinscrit.
  3. Pratiques de « contournement » pour sécuriser le suivi : Pour se rassurer, certains directeurs adoptent des pratiques non officielles, comme refuser de donner le certificat aux parents et l’envoyer directement à la future école, ou « bluffer » en exigeant une adresse de destination.
  4. Manque de communication entre établissements : Il n’existe pas de procédure systématique obligeant une école d’accueil à informer l’école d’origine de l’arrivée effective d’un élève, laissant un « vide » entre les deux.
  5. Risques liés aux conflits parentaux : La radiation demandée par un seul parent sans l’accord de l’autre est une source de danger (enlèvement ou retrait illégal), et les directeurs se sentent souvent démunis face à ces situations juridiques complexes.
  6. Vulnérabilité spécifique de certains publics : Les enfants issus de familles itinérantes (EFIV) ou en situation de grande précarité/migration sont identifiés comme les plus à risque de rupture scolaire lors des procédures de radiation.
  7. Limites de l’outil numérique ONDE : Le logiciel actuel ne permet pas de générer des alertes automatiques lorsqu’un enfant radié ne réapparaît pas dans une autre école après un délai raisonnable.
  8. Défaillance du contrôle municipal : Bien que les maires soient responsables de l’obligation scolaire, ils manquent souvent d’outils ou d’informations pour vérifier si tous les enfants résidant sur leur commune sont effectivement inscrits à l’école.
  9. Opacité du secteur privé et de l’instruction en famille (IEF) : Les passages vers le privé hors-contrat ou l’IEF sont perçus comme des « trous noirs » où le suivi des élèves devient quasiment impossible pour l’Éducation nationale.
  10. Sentiment d’isolement et d’épuisement des directeurs : Les chefs d’établissement expriment une fatigue importante face à une hiérarchie qui semble parfois prioriser les questions d’effectifs (postes) plutôt que la protection de l’enfance ou la continuité scolaire.

5 propositions pour améliorer le suivi des radiations

  1. Institutionnaliser la transmission inter-écoles : Rendre obligatoire l’envoi direct du certificat de radiation entre directeurs (d’école à école) plutôt que de le remettre aux familles, garantissant ainsi que l’école d’accueil est identifiée.
  2. Créer des alertes automatiques dans ONDE : Programmer une notification automatique vers les services académiques (DSDEN) si un élève possédant un Identifiant National Élève (INE) n’est pas réadmis dans un nouvel établissement dans un délai de 15 jours après sa radiation.
  3. Exiger l’accord des 2 parents légaux : Rendre systématique la signature des 2 parents (ou la présentation d’un jugement de garde exclusive) pour toute demande de radiation, afin d’éviter les départs précipités liés à des conflits familiaux.
  4. Conditionner la radiation finale à la nouvelle inscription : Inverser le processus actuel en créant une « pré-radiation » qui ne deviendrait définitive qu’une fois la confirmation de l’inscription et de la présence physique de l’élève reçue de la part de l’école de destination.
  5. Renforcer le croisement des données (CAF/Mairies) : Permettre un échange d’informations plus fluide entre la CAF (qui connaît les naissances et les changements d’adresse via les allocations) et les services municipaux pour s’assurer que chaque enfant présent sur un territoire est bien scolarisé.

L’ensemble des mesures reçues par les témoignages arrivés au S2DÉ vise à supprimer le « vide juridique » et technique qui existe actuellement entre 2 établissements, protégeant ainsi mieux les élèves d’une éventuelle déscolarisation invisible.

Vos témoignages

Retour 47 : « une solution simple pour les problèmes d’élèves radiés non inscrits dans une nouvelle école sens serait : 

1. Rendre ONDE national : en effet, c’est tellement facile de quitter l’académie pour disparaitre des radars…

2. Vérifier régulièrement au niveau DSDEN quels élèves sont « sans école » dans cette base 

Ou comme le disent certains collègues, changer la loi pour qu’on ne radie un élève qu’une fois le contact établi avec la nouvelle école. Encore faudrait il que quelque chose se passe quand on signale un élève non scolarisé. Les mairies n’y peuvent pas grand chose…

NB : ANGE utilisé dans les écoles privées sous contrat est normalement en lien avec ONDE. J’ai eu le cas dernièrement où le directeur du privé refusait de radier l’élève car il y avait des impayés et moi j’ai pu trouver l’élève mais pas pu l’admettre définitivement. »

Retour 46 : « En ce qui concerne le suivi de l’élève après un changement d’école, je pense, et c’est ce que je fais déjà, qu’il faut radier l’élève en ayant la certitude qu’il soit inscrit dans une autre école. C’est tout à fait possible. Cela retarde son admission mais ce n’est pas très grave au regard des éventuelles conséquences malheureuses. »

Retour 45 : « Directrice depuis 10 ans en Guyane et ici aussi les mêmes difficultés. Un parent qui demande la radiation, pas au courant d’une séparation entre les deux et je me retrouve au pilori parce que j’ai radié l’enfant à la demande du parent qui a l’autorité parentale. Je ne radie pas, je me fais taper sur les doigts car je ne peux pas refuser, je radie je me fais taper sur les doigts. Depuis, je demande systématiquement un écrit manuscrit signé des 2 parents (devant moi !) pour me couvrir. Tant pis si je n’ai pas le droit.
Un enfant de MS non présenté en septembre. Hiérarchie te dit « radiez le » besoin de place et toi tu te dis Ok mais il est où cet enfant ? Je fais le signalement à la cellule, je donne toutes les infos en ma possession, j’enquête de mon coté (eh oui Colombo !), j’apprends qu’ils sont rentrés en France. Je n’ai jamais eu de demande de radiation des parents, pas de doublon rien moi et ma conscience pour m’accompagner ! Finalement j’ai radié cet enfant en décembre à la demande de mon IEN. »

Retour 44 : « j’ai été plusieurs fois confrontée au problème lors de la demande de radiation de la part de familles dans lesquelles on n’a aucune confiance. Ne pourrait-on pas prévoir un système où la demande de radiation émane de l’établissement d’arrivée au lieu des parents. Ainsi nous pourrions suivre et alerter les services de l’éducation ou de l’aide sociale à l’enfance en cas d’absences alors qu’aucun établissement n’a réclamé la radiation ce qui indique que l’enfant n’est plus scolarisé. Lorsque je n’ai pas confinace c’est ainsi que je procède. »

Retour 43 : « De mon côté, j’ai déjà été en difficultés concernant un certificat de radiation pour une famille du voyage. J’ai refusé de le donner à la famille, j’ai demandé le nom de la nouvelle école. »

Je n’ai jamais eu le nom de la nouvelle école. Mon IEN m’a rappelé que le certificat devait être donné à la famille. Nous n’étions pas en droit de leur refuser de délivrer ce document.

Par acquis de conscience, j’ai prévenu les services de la DESCO. Mais, je reste persuadée que les enfants sont déscolarisées à ce jour. » 

Retour 42 : « Mon avis sur la radiation.

1. Selon moi, la demande de radiation devrait être demandée par les 2 parents légaux, par écrit et signée afin d’éviter les situations du type enlèvement ou retrait de l’enfant par un parent à un autre parent.

2. L’inscription dans un autre établissement devrait se faire avant la radiation de l’établissement d’origine. Ainsi l’établissement ne procède à la radiation qu’avec la preuve de l’inscription dans une autre école. Le lieu, et nom de l’école serait ainsi connu de l’école d’origine.  Sur ONDE il faudrait alors une obligation d’inscrire le nom de l’école de destination pour pouvoir radier. Un enfant est recherché, c’est alors autour de cette école que l’on peut commencer à chercher. Un vrai suivi est alors possible. 

En effet aujourd’hui lorsqu’un élève est radié, le parent peut nous dire qu’il sera scolarisé ailleurs et finalement le déscolariser sans que personne ne s’en aperçoive (cas de l’enfant séquestré dans le Haut Rhin).

Sur ONDE également, la possibilité pour l’école d’origine de voir que l’école de destination a bien confirmé l’admission (présence) de l’élève. »

Retour 41 : « Comme tous mes collègues, pas de solution miracle mais je fais quelque chose que je ne devrai pas faire mais qui me rassure justement face à ce genre de situation que je n’ai heureusement jamais vécue mais auquel j’ai déjà pensé.

Je ne donne pas le certificat de radiation à la famille. J’explique que je le transmettrai à la nouvelle école donc qu’il me faut les coordonnées de celle-ci. Je prends contact par mail avec la future nouvelle école et leur demande de prévenir quand ils auront rencontré la famille pour l’inscription. A ce moment-là seulement j’envoie à l’école le certificat de radiation.

Je n’ai jamais eu de problème avec les familles ni avec les collègues des nouvelles écoles. cela demande un peu plus de travail mais cela me rassure. »

Retour 40 : « Dans le 44, pour la radiation des EFIV, on nous demande de ne pas donner de certificat de radiation à la famille mais un certificat de scolarité. Le certificat de radiation est envoyé à la demande de la nouvelle école qui confirme leur re inscription. Personnellement, j’envoie par mail le certificat de radiation à la famille et à l’école, car il leur est indispensable de montrer ces documents lors d’une demande du CNED ou IEF.

Pourquoi cette procédure ne s’applique-t-elle pas à l’ensemble des élèves ? Ainsi, il y aurait une trace  de réinscription pour l’ensemble des élèves et non pas seulement EFIV.

De plus, pour les parents séparés, il faudrait demander  l’accord des 2 parents, là encore ce n’est pas systématique…. Espérant apporter un peu d’aide à ce dossier. »

Retour 39 : « Cela fait des années que j’alerte ma hiérarchie que le jour où un enfant radié sera retrouvé comme c’est le cas du petit garçon alsacien, c’est bien à elle qu’il faudra demander des comptes ! En effet,aucun système ne permet aujourd’hui d’allumer un gyrophare pour vérifier si l’élève radié est bien réinscrit dans une autre école et c’est bien là le problème. A plusieurs reprises lorsque j’ai voulu analyser la traçabilité du parcours d’un élève qui me semblait en danger parce que ses parents quittaient systématiquement les écoles qui commençaient à leur faire du tort, il m’a été explicitement répondu que ce n’était pas mon travail et qu’il n’y avait rien à faire pour cela ! Voilà, c’est arrivé et j’espère enfin qu’il va être compris qu’un système doit permettre de vérifier systématiquement si un élève est bien réinscrit quelque part car nous n’avons pas la possibilité de vérifier cela, pas les moyens techniques ni le temps car certaines familles mettent parfois de nombreuses semaines avant une réinscription sans parler de celles qui partent à l’étranger ! Les failles sont les suivantes : départ à l’étranger, inscription dans le privé, changement de département, école à la maison… et tout simplement, absence de réinscription. »

Retour 38 : « Je souhaite apporter mon témoignage concernant une situation rencontrée cette année.

Un élève de Petite Section, allophone, dont les parents sont d’origine colombienne, a présenté des difficultés importantes de séparation. Après environ trois semaines de scolarisation, il a été retiré de l’école. Dans un premier temps, des arrêts maladie ont été transmis, puis la mère m’a indiqué que son enfant faisait des crises d’angoisse. Elle m’a ensuite informé d’un départ en Colombie pour une durée indéterminée.

Depuis, je n’ai plus aucune nouvelle et je ne suis pas en mesure de confirmer la réalité de cette situation. Dans le doute je n’ai pas radié dans la perspective d’un retour, mais cela dure… »

Retour 37 : « Il pourrait être créé un accusé de réception pour la réception du dossier de l’élève dans la nouvelle école ou un accusé de réception du certificat de radiation dans la nouvelle école ou un message de nouvelle inscription dans la nouvelle école. 

On peut également envisager de ne plus donner les dossiers des élèves aux parents mais d’envoyer systématiquement le dossier par courrier pour posséder l’adresse de la nouvelle école et vérifier l’existence de cette nouvelle école avant d’envoyer le dossier de l’élève. Cette dernière idée n’est pas la plus souhaitable car elle nous donne plus de travail. »

Retour 36 : « Ici je ne radie jamais sans avoir eu un certificat d inscription dans une autre école. 

Récemment, j ai attendu 5 semaines pour un déménagement d’une famille au Qatar (parents médecins et infirmier), quelle que soit le « type » de la famille.

Et j’attends aussi d’avoir l’accord écrit des 2 parents (divorce houleux).

Ces contraintes que je me pose entrainent une grosse « perte » de temps pour moi, mais quand je vois l’histoire en Alsace, cela confirme la justesse de ce choix ! »

Retour 35 : « Je fais suite à votre mail , concernant la radiation des élèves.

En effet lorsque les parents demandent la radiation de leur enfant , il ne nous appartient pas de vérifier que cet enfant est ensuite inscrit dans une autre école .

Souvent la nouvelle école nous appelle ou nous envoie un mail pour demander le dossier scolaire.

Peut être faudrait il systématiquement conserver le dossier scolaire pour que la nouvelle école nous appelle ….

Peut être aussi pourrait il y avoir un système Onde national , et des personnes chargées de vérifier que l’élève radié est bien inscrit dans un autre établissement ….

De toute façon il existe un dysfonctionnement ….j’ai le cas dans mon école d’un élève juste inscrit manuellement dans mon registre puisque le père refuse la radiation de son fils de l’ancienne école . Cependant depuis septembre , cet élève est bien physiquement chez  » moi » . Donc pas de nom pour les évaluations nationales , pas de LSU informatique et comme cet élève doit entrer en 6ème , pas d’affelnet .Et les parents ne veulent pas le même collège .Heureusement , la DSDEN gère…. »

Retour 34 : « Bonjour, voilà mon témoignage qui comporte deux histoires : 

1. Matéo (nom d’emprunt) est inscrit à l’école en septembre 2024. Il arrive du département voisin, je n’ai pas de dossier scolaire, Mme L., la maman, me dit qu’elle doit passer le récupérer à son ancienne école plus tard, qu’elle l’apportera. Matéo viendra un jour et demi en classe. Le 2e jour, il se dispute avec un camarade, qui le pousse. Aucune gravité, Matéo n’a même pas eu mal, n’est pas tombé, rien. L’après-midi, il ne revient pas. J’appelle Mme L. à 16h30 (je suis en classe et de service, pas le temps avant). Elle hurle au téléphone que son fils n’est pas en sécurité à l’école…

48h plus tard, grâce à Onde, je vois que Matéo a été radié de son ancienne école en février… il est déscolarisé depuis 6 mois!

 Par la suite, il y aura un signalement Adesco et une IP. Mme L. change de département et repart à G, sa précédente adresse. L’IP change de département aussi. A ce stade-là, je n’ai toujours pas radié Matéo, j’attends d’avoir la certitude qu’il sera inscrit ailleurs. La mairie de G me contacte, m’assurant que Mme L a fait les démarches nécessaires, que Matéo sera inscrit dans une école de la commune, que je peux radier sans crainte. J’appelle donc la directrice de cette école. Nous convenons que j’enverrai le certificat de radiation au moment où Matéo et sa maman viendront s’inscrire (on échange nos numéros persos). Ils ne viendront pas au rendez-vous. Entre-temps, l’IP a été classée sans suite. En juin, n’ayant toujours aucune nouvelle de Matéo, avec l’accord de mon inspectrice, je finis par le radier…quelques semaines avant d’avoir relancé une IP.

Donc, même en ayant actionné tous les leviers à ma disposition, cet enfant a été déscolarisé au su et au vu de tous (y compris les services de la protection de l’enfance).

2. Nathan (nom d’emprunt aussi) … un petit de maternelle très turbulent, un cas classique : distribue claques et coups de pied en cours de récréation (les parents ne voient pas le problème, c’est un garçon qui joue), se fait griffer sur la joue une fois par une petite (le papa crie au scandale et menace de porter plainte contre l’école). Nous recevons les parents plusieurs fois, car Nathan a de grosses difficultés d’apprentissage. Dans le quartier, les voisines de la famille murmurent qu’il y a des violences de la part de monsieur sur madame. On propose des solutions d’accompagnement pour l’enfant (toutes refusées), on réussit à faire une équipe éducative (monsieur décline nos demandes, voire arrive, nous interrompt lorsqu’on lui explique la situation, quitte le bureau en bousculant les meubles…). Ils finissent par demander la radiation de Nathan. Ils ne savent pas où il va être inscrit, « ailleurs » est la première réponse. Après des semaines de flou, sur la foi d’un bail de location, je consens à radier… Mais je sens qu’ils fuient… Quelques mois plus tard, un parent d’élève, prof de CP, vient me voir… Nathan vient d’être inscrit dans son école, près de 3 mois après avoir quitté la nôtre… La suite? Après des évaluations CP catastrophiques et plusieurs tentatives d’équipe éducative, ils ont… déménagé. » 

Retour 33 : « Pour ma part, lorsqu’un parent me demande un certificat de radiation:- je demande l’accord de l’autre parent (marié ou non, pour être sûre que ce ne soit pas une fuite)- s’il y a un suivi social je demande l’accord des services sociaux et/ou du juge- et enfin je transmets le certificat de radiation uniquement à la futur école d’accueil après contact avec cette dernière.
Je balise tout.Cela agace certaines familles mais peu importe, au moins cela m’assure du suivi de scolarité. »

Retour 32 : « Cette histoire a certainement interpelé et effrayé l’ensemble de la communauté enseignante.

En ce qui me concerne lorsqu’un parent ne me donne pas le nom de la prochaine école (que je contacte systématiquement) ni le nom de la ville (pour contacter le service éducation de la mairie) je contacte le service éducation de la ville où se situe l’école de départ.

Cependant le personnel m’indique qu’il ne peut pas faire grand chose.

Lorsqu’un parent me demande un certificat de radiation, j’en informe le conjoint qu’il soit ou pas séparé, pour lui demander son accord.

Rendre l’accès à ONDE sur le plan national permettra de connaître tout le parcours de l’élève qui arrive cependant lorsque cet élève disparait des radars entre deux écoles, il n’y a pas de possibilité de le savoir. Il faudrait il me semble que le service éducation de chaque mairie (puisque l’inscription est de son ressort) fasse des investigations plus approfondies en lien (peut-être) avec la CAF qui règle les allocations familiales. La CAF a le nombre d’enfants présents dans chaque famille (en théorie).

Est-ce que la famille percevait des allocations familiales ?

Et le médecin de famille ? 

Je n’ai pas de solution mais il faut se rappeler que l’inscription d’un enfant à l’école est en théorie de la responsabilité de chaque mairie et que le directeur d’école ne peut en être responsable. »

Retour 31 : « Je vous envoie ma réflexion sur la loi Rilhac.

La loi Rilhac demeure encore très floue dans son application qui laisse subsister des zones grises sur les responsabilités exactes du directeur. Son interprétation varie fortement selon les IEN : certains semblent vouloir conserver leur autorité et peinent à accepter une plus grande autonomie des directeurs, tandis que d’autres, notamment en cas de difficultés avec les parents, renvoient les directeurs à une gestion isolée de ces situations au motif de la nouvelle loi.
De même, la loi évoque davantage d’autonomie, mais sans toujours prévoir les moyens humains ou matériels correspondants.

Par ailleurs, les mairies ne sont pas toujours informées — ou seulement partiellement — des évolutions apportées par cette loi. Elles hésitent souvent à renoncer à leurs prérogatives, en particulier concernant l’organisation et la gestion du personnel communal sur le temps scolaire.

Du côté des enseignants, cette réforme suscite également des inquiétudes, principalement liées à un manque d’information et de compréhension de ses implications concrètes. Le directeur n’est pas un chef d’établissement au sens du secondaire. Il doit coordonner une équipe sans lien hiérarchique clair sur ses collègues.

Enfin, l’accent mis sur le pilotage pédagogique pose question, notamment en l’absence de formation préalable. Dans les faits, c’est surtout l’expérience qui guide les pratiques. Les néo-directeurs, ainsi que ceux bénéficiant de peu de décharge, font état d’une surcharge de travail importante, rendant difficile la mise en œuvre effective de ce pilotage dans de bonnes conditions.

En résumé, le poste devient de plus en plus hybride : à la fois administratif, relationnel, sécuritaire et pédagogique. Cette accumulation de missions rend difficile la priorisation et peut entraîner un sentiment de dispersion, voire d’épuisement, sans réelle reconnaissance. »

Retour 30 : « Tout d’abord, un grand merci pour tout le travail de réflexion et d’aide aux directeurs que vous mettez en place. Merci également pour tout le temps que vous y consacrez.

Je reviens vers vous concernant votre demande relative au suivi des élèves lors d’un changement d’école. Ne serait-il pas envisageable d’institutionnaliser l’envoi direct du certificat de radiation à l’école d’accueil, plutôt que de le remettre aux parents comme c’est encore fréquemment le cas ? Il pourrait également être demandé à l’école d’accueil de confirmer la présence de l’élève auprès du directeur de l’établissement d’origine.

C’est une simple idée mais la communication semble essentielle dans ce genre de cas, même si les directeurs sont débordés… »

Retour 29 : « Suite au problème rencontré en Alsace, je me suis questionnée sur ma pratique. J’ai pour habitude de demander le nom de l’école future et je transmets directement le certificat à celle-ci.

Au préalable, je prends soin de contacter l’école et/ou la mairie future. Si pas de contact, je consigne les absences non justifiées et je signale (on a notamment des enfants du voyage qui sont régulièrement partis et ainsi cela les oblige à les scolariser).

Il me semble que cela peut éviter un cas comme celui vu récemment ; j’en ai déjà échangé avec l’inspection qui valide ce genre de pratique.

Encore quelques mois avant de tirer ma révérence mais je trouve que ce métier devient vraiment compliqué ; nous devons sans cesse faire attention pour ne pas nous mettre en faute…. »

Retour 28 : « Je suis néo directrice et pour sécuriser le déplacement des élèves qui déménagent, je demande aux familles l’adresse académique de la nouvelle école afin d’envoyer le certificat de radiation à la nouvelle école et à la famille.

Cela me rassure. »

Retour 27 : « Voici un cas : une fratrie de 2 élèves en élémentaire et 2 élèves en maternelle sont arrivés sur notre secteur le 03/11/2025. Ils suivaient le déménagement de leur mère. Devant les difficultés d’apprentissage importantes des 2 élèves d’élémentaires, nous avons réuni une équipe éducative le 10 mars.
Le 16 mars, nous avons reçu une demande de radiation des 2 élèves avec retour vers l’école privé du secteur du père.
Depuis, la mère est passée chercher le matériel scolaire mais nos n’avons aucune nouvelle de l’école où ils sont supposés être scolarisés.
Nous nous posons des questions sur la continuité de la scolarité. Nous avons informé la DSDEN de notre département. »

Retour 26 : « Je ne pense pas détenir de solution miracle pour le suivi des élèves radiés mais je pense que le certificat d’inscription devrait être communiqué uniquement à la la nouvelle école et non aux familles. 

Ainsi, les familles seront dans l’obligation de communiquer le nom de la nouvelle école et cette dernière communiquerait à son tour le certificat d’inscription prouvant que la démarche d’inscription est effective. »

Retour 25 : « La plus que gravissime situation de cet enfant m’abasourdit. Ne sachant pas à qui m’adresser, je n’ai jamais osé proposer une solution pourtant simple pour éviter de tels drames : que l’établissement suivant envoie systématiquement et automatiquement (avec le numérique, ça devrait être rien du tout à mettre en place) à celui que l’enfant a quitté un certificat d’inscription.

Je suis peut-être encore naïve mais je n’ai jamais compris (comme beaucoup d’autres choses dans ce métier, d’ailleurs (pas de médecine du travail pour les personnels, pas de formation obligatoire et systémique tous les deux ans sur « porter secours » -on a des élèves en face de nous toute la journée et je n’ai eu qu’une formation, dépassée depuis, sur le sujet en 35 ans !!!-, pas de comité d’entreprise et j’en passe] que ça n’ait jamais été mis en place. »

Retour 24 : « voici mes remarques par rapport au sujet d’actualité sur la radiation d’élèves et son suivi. 

Lorsqu’un parent nous demande une radiation, nous sommes bien obligés de le faire car la famille a besoin du certificat de radiation pour la nouvelle inscription. Si nous connaissons une situation familiale compliquée, nous demandons l’accord des deux parents. Cependant, j’ai eu le cas de parents qui se séparaient en cours d’année sans que j’en sois informée. La mère m’a demandé un certificat de radiation. Puis, elle a quitté le domicile familial et la région. Le père est « tombé » sur l’école ensuite en disant qu’il n’était pas d’accord pour cette radiation… 

Dans un autre cas, la mère gère seule ses enfants. Il n’y a pas de jugement pour la garde des enfants et le père n’a jamais eu de contact avec l’école. Je suis bien obligée d’accepter la demande de radiation si la mère la souhaite. Par la suite, le père peut bien réapparaitre et accuser l’école d’avoir radié les enfants… 

Ensuite, bon nombre de familles changent d’école sans communiquer le lieu de la nouvelle scolarisation. Et les nouvelles écoles n’ont pas l’obligation de signaler l’arrivée de l’enfant.

Pour les gens du voyage semi-sédentarisés (qui changent de lieu tous les 3 mois en fonction des autorisations des communes), c’est encore plus difficile de savoir où vont les enfants. Une mère m’avait annoncé repartir dans sa commune précédente à Albertville. Or, j’ai appris bien plus tard que la famille était en fait à Dijon et n’était jamais allée à Albertville. 

Cette année, j’ai été contacté par la CPAM pour savoir si un enfant se trouvait toujours dans mon école. Or, il était sensé être dans une école voisine qui ne l’a jamais vu arriver en septembre malgré le certificat d’inscription réalisé par la mairie. Plus personne ne savait où était passée la famille.

Enfin, dans le cas d’un enfant non rendu à sa mère après la fin du week-end, le père a scolarisé sa fille dans l’école de son village (avec la complicité de l’école et du maire) alors qu’elle était toujours admise dans mon école. L’école de ce village ne m’a jamais contactée et a pris parti pour le père et contre le jugement de garde. Il ne leur était pas possible d’admettre l’enfant sur ONDE, cela n’a pas gêné l’école.  J’ai fait un signalement d’absentéisme de mon côté.

De plus, lorsqu’une famille a fait l’objet d’une IP, il est évident qu’elle ne donnera pas d’information sur la future école pour éviter la communication d’information sur l’IP. J’ai vécu cela et, par chance, la nouvelle école d’une autre académie a pris contact avec moi. C’était habituelle pour cette directrice de Toulon de contacter systématiquement la précédente école.

Je ne suis pas pour le travail supplémentaire mais, serait-il judicieux d’introduire une obligation pour la nouvelle école d’informer l’école précédente de toute nouvelle arrivée d’enfant déjà scolarisé auparavant ?

Cela permettrait à la direction précédente d’alerter l’académie pour non scolarisation si aucune école ne la contacte.

Par ailleurs, au vu de l’affaire qui agite les médias actuellement, j’envisage de faire un certificat de radiation « manuel » mais non enregistré sur ONDE. Ainsi l’école suivante ne devrait pas pouvoir récupérer l’enfant sur son site et sera obligé de me contacter pour la radiation effective. Mais cela ne fonctionne pas lorsque les élèves partent en école privée ou les certificats de radiation ne sont pas demandés. Là encore, problème… »

Retour 23 : « Ne serait-il pas possible d’inclure dans Onde un message d’alerte lorsque l’enfant radié n’est pas rescolarisé au bout de 15 jours ? Cela ne doit pas être sorcier à faire…

Nous pourrions ainsi prévenir notre hiérarchie et la gendarmerie lorsque cela se produirait… Après, aux instances nommées de mener les investigations et de faire les rappels à la loi… »

Retour 1 : « Je ne suis pas étonnée que ce genre de choses arrive puisque le système est conçu à l’envers avec pour seule inquiétude qu’on ne compte pas des élèves doublons dans nos effectifs.

Si le système était pensé pour protéger les enfants, on ne pourrait radier un élève qu’à condition qu’il soit inscrit dans une nouvelle école.

Et que dire des départs en 6ème où il suffit que les familles nous disent « il va dans le privé » pour que les élèves sortent du système…

Aucun maire n’est en mesure de dire si les enfants de sa commune sont scolarisés ou non. »

Retour 2 : « Comme tout le monde je suis effarée par la situation de ce petit garçon en Alsace. Mais le système tel qu’il est actuellement ne permet en effet pas de s’assurer de l’obligation scolaire.

En ce qui me concerne, récemment j’ai refusé de fournir un certificat de radiation à une famille qui était dans l’incapacité de me donner la future école ni même la future commune de sa fille (doute sur la continuité scolaire), cette décision a été soutenue par notre directeur référent de circonscription. Nous avons demandé à la famille de nous envoyé les coordonnées de la future mairie ou de la future école de sa fille dès qu’elle serait scolarisée afin que j’envoie directement le certificat de radiation. J’ai été violemment menacée à la suite de ça…. 

L’école étant obligatoire, je ne trouve pas normal que l’on donne des certificats de radiation à qui le demande sans aucune preuve d’une poursuite de scolarité, les enfants peuvent disparaitre dans la nature et personne n’est au courant ! En cas de déménagement, il devrait à mon sens y avoir une inscription provisoire dans l’école de la commune qui ferait une demande immédiate du certificat de radiation à l’ancienne école: le document transiterait d’une école à l’autre. En attendant signalement Adesco pour absentéisme…

Merci d’avance la prise en compte de nos suggestions. »

Retour 3 : « Je suis enseignante dans le 79 et j’accompagne les élèves allophones ainsi que les enfants du voyage (EFIV).

La problématique de la radiation est soulevée chaque année concernant mes élèves notamment les EFIV. En effet, dés lors que les familles demandent le certificat de radiation nous les perdons de nos radars et bien souvent ils changent de commune voire de département et sont le plus généralement complètement descolarisés !

Il me semble pourtant qu’il serait simple de penser les choses différemment , certains directeurs le font déjà (avec appui de leur IEN) : ils ne donnent le certificat de radiation qu’à partir du moment où il y a eu une nouvelle inscription en mairie ailleurs. En effet, les certificats de radiation ne pourraient être transmis qu’entre directeurs d’écoles ainsi cela garantirait une scolarisation continue !

J’en avait parlé aux IEN lors d’un entretien pour une évaluation d’école. Ils ont pris des notes mais je n’ai pas eu de réponses.

Voilà , je tenais juste à faire partager mon expérience. »

Retour 4 : « ne petite expérience que j’ai vécue dernièrement.

Une maman a inscrit ses enfants dans mon école en janvier 2025. Elle m’a présenté un certificat de radiation daté de fin aout 2024.

Entre temps, ils étaient en IEF selon les dires de la maman, mais aucune autorisation n’a été demandée après vérification auprès des DSDEN concernées.

Donc ses enfants ont disparu des radars de l’Education Nationale pendant 4 mois et personne ne s’en est aperçu… (le papa n’était pas au courant, mais ça, c’est un autre problème…).

Quand j’ai fait remonter l’info à l’Inspection, et que j’ai demandé pourquoi ces deux dossiers n’étaient pas apparus en rouge en quelque part dans une DSDEN, on n’a pas su me répondre. Une collègue me dit que les écoles privées n’ont pas l’obligation d’inscrire les élèves dans ONDE, je ne sais pas si c’est vrai, mais si oui, c’est une aberration !

A quoi sert ONDE si ce n’est à ça, au suivi des élèves ?

Autre expérience : 

Une famille de réfugiées est accueillie sur le village et inscrit ses enfants à l’école. Quelques mois plus tard, ils déménagent sans avertir l’association qui la suivait, ni la préfecture, ni qui que ce soit.

On le signale tout de suite à l’Inspection qui nous répond « D’accord, on note, cela fait 2 élèves de moins dans vos effectifs » (c’était juste avant la fermeture de la troisième classe). On leur signale que des enfants ont quitté l’école subitement, et tout ce qui les intéresse, c’est de savoir s’ils vont pouvoir fermer un poste, pas de savoir ce que sont devenus les enfants….!

Pour moi, le suivi pourrait être grandement amélioré si nous avions le droit de donner le certificat de radiation qu’à l’école future. Ce ne devraient pas être les parents qui le récupèrent. La/le directeur serait ainsi informé de l’arrivée prochaine de nouveaux élèves et pourrait signaler si ce n’est pas le cas.

On a l’impression que rien n’est vraiment réfléchi, anticipé (un gros mot en ce qui concerne l’EN apparemment !). 

Nous n’avons pas encore ONDE2 ici, ils doivent faire la bascule très prochainement, mais j’hallucine d’apprendre que ONDE ne regroupe pas déjà tous les INE nationalement. Il leur a fallu tout ce temps pour penser à le faire !

Autre sujet : en ce qui concerne la scolarisation des enfants de 3 ans, c’est le maire qui doit s’assurer que les parents ont bien inscrit leur enfant à l’école. Je suis conseillère municipale et je ne vois pas comment un maire peut connaitre tous les enfants soumis à l’obligation de scolarité de sa commune et s’assurer qu’ils vont bien à l’école. Mon maire (toute petite commune) n’était même pas au courant de cette obligation qui lui incombait. Cela me semblerait plus simple que ce soit la CAF qui s’en occupe par exemple, parce que eux ont connaissance de toutes les naissances et pourraient demander un certificat de scolarité à leurs allocataires l’année des 3 ans.

Autre cas : une famille qui ne fournit pas les certificats de vaccination. Ils ont trois mois pour entamer les démarches ou me fournir un justificatif. Au bout de plus de 6 mois après de nombreuses relances, n’ayant toujours pas de document, j’appelle l’infirmier de la DSDEN (nous n’avons pas de médecin scolaire depuis des années) qui me dit que je ne peux rien faire de plus. Pas de saisie de l’autorité judiciaire compétente. Pas de vagues !! Donc les parents ont raison de ne pas respecter la loi et de mettre leurs enfants et les autres potentiellement en danger !

Bref, désolée pour ce pavé, mais je suis en colère et révoltée de voir comment les choses se passent sur le terrain alors qu’en haut, ils ne sont bons qu’à faire du vent ! Ils n’en ont strictement rien à faire des élèves !

J’ai demandé une dispo pour l’an prochain et si je ne l’obtiens pas, je démissionne. Je ne peux pas continuer à travailler dans ses conditions. On ne nous donne pas les moyens de bien faire notre travail. 

Plus le temps passe et plus je passe du temps sur le côté administratif, sans parler des changements de programmes incessants (j’ai 5 niveaux dans ma classe et ma collègue 4…). J’en ai assez de passer tous les jours de la semaine à travailler. J’en ai assez de devoir marcher sur des œufs avec certaines familles qui ont causé des problèmes dans d’autres écoles mais pour lesquelles il ne faut rien dire, chut, pas de vagues ! Leurs propres enfants pâtissent de leur attitude, sans parler des autres élèves.

J’en ai assez des élèves en souffrance dans nos classes parce qu’ils n’ont pas le suivi nécessaire (pas de professionnels, ou des parents défaillants, ou des troubles incompatibles avec une journée complète de classe). 

J’en ai assez tout court.

Je vais aller travailler ailleurs, dans une entreprise à taille humaine qui, elle, respecte ses salariés, faire juste mes 35 heures par semaine, comme tout le monde.

Certes, je n’aurais pas le même salaire, mais ma santé mentale et mes nerfs n’ont pas de prix.

Encore désolée, cela doit vous paraitre agressif, je dois vous paraitre aigrie, mais ce n’était pas mon intention. Cordialement. »

Retour 5 : « Bonjour, évidemment qu’il y a un trou dans la raquette ! La République n’est pas vigilante sur ce point et ne protège pas ses enfants…

Nous avons tous radié des élèves de familles qui fuient d’école en école dès qu’on est suspicieux sur l’ambiance familiale…

Je l’ai personnellement déjà signalé à des IEN mais je n’ai jamais vu de choses « redescendre » pour pallier ce problème…

J’essaye  toujours de savoir où partent les familles. 

La plupart cèdent quand je bluffe en disant que je ne radierai pas si je n’ai pas l’adresse de la nouvelle école… 

Je sais que je n’ai pas le droit mais cela me permet de prévenir l’école suivante quand on a un doute…ou qu’on veut que les collègues suivants connaissent certains éléments.

Il faudrait vraiment légiférer à ce sujet. »

Retour 6 : « Je suis enseignante et j’accompagne les élèves allophones ainsi que les enfants du voyage (EFIV).

La problématique de la radiation est soulevée chaque année concernant mes élèves notamment les EFIV. En effet, dés lors que les familles demandent le certificat de radiation nous les perdons de nos radars et bien souvent ils changent de commune voire de département et sont le plus généralement complètement descolarisés !

Il me semble pourtant qu’il serait simple de penser les choses différemment , certains directeurs le font déjà (avec appui de leur IEN) : ils ne donnent le certificat de radiation qu’à partir du moment où il y a eu une nouvelle inscription en mairie ailleurs. En effet, les certificats de radiation ne pourraient être transmis qu’entre directeurs d’écoles ainsi cela garantirait une scolarisation continue !

J’en avait parlé aux IEN lors d’un entretien pour une évaluation d’école. Ils ont pris des notes mais je n’ai pas eu de réponses.

Voilà , je tenais juste à faire partager mon expérience. »

Retour 7 : « Je me permets d’envoyer un témoignage concernant le manque de suivi suite à une radiation : une élève scolarisée en classe de Petite Section dans une école privée sous contrat en 2024-2025 a fait l’objet d’une radiation en date de début juillet 2025 pour cause d’absentéisme. Tout d’abord, la radiation a été faite début juillet, et non fin août, ce qui a causé une première rupture dans la scolarité.

Les parents de l’élève en question ont été redirigés vers l’école maternelle publique de secteur pour la rentrée de septembre 2025 (pour cette élève qui rentrait alors en MS et sa petite soeur qui devait faire sa rentrée en PS). Les parents ont fait une demande de dérogation pour une autre école maternelle publique de la commune, car ils ne souhaitaient pas inscrire leurs filles dans l’école de secteur en raison d’une soi-disant mauvaise expérience passée d’un fils aîné de la mère. La demande de dérogation a été refusée. Les parents devaient donc inscrire leurs deux filles dans l’école de secteur, mais ils ne s’y sont jamais présentés. La directrice de ladite école a fait remonter l’absence des deux filles à la circonscription, mais aucune suite n’a été donnée.

Arrivent les vacances de la Toussaint, la mère se sépare du père des filles et déménage dans une autre commune, où elle est hébergée chez sa mère (la grand-mère maternelle des filles). Elle fait alors des démarches d’inscription dans mon école maternelle pour ses deux filles, qui sont finalement admises dans mon école en novembre. Lors de la première rencontre avec la mère, celle-ci est restée très vague sur les événements des mois précédents. J’ai donc mené une enquête de mon côté, contacté la commune et les écoles précédentes, et j’ai ainsi découvert que les filles n’avaient pas du tout été scolarisées entre début septembre et début novembre. Et a priori, cela n’a alerté personne… Cela a eu des retombées catastrophiques pour la fille cadette, qui a donc fait sa rentrée en PS en novembre seulement alors qu’elle présentait en plus des troubles du langage et du comportement (ce dont la mère était consciente et l’avait même indiquée dans le dossier d’inscription).

Cette situation est tout sauf normale. En ce qui concerne la grande soeur, qui était bien inscrite dans Onde depuis son année de PS, il aurait fallu qu’une alerte se déclenche quand aucune nouvelle inscription/admission n’a été réalisée à la rentrée de septembre 2025. Elle a désormais un trou dans son parcours de juillet à novembre 2025…

J’espère avoir été suffisamment claire dans mes explications. Je me tiens à disposition en cas de besoin. »

Retour 8 : « Voici mon retour quant à la problématique de suivi de la scolarisation des élèves.

L’application ONDE devrait constituer l’outil unique de référence pour le suivi et la vérification des inscriptions scolaires. À ce titre, lorsqu’un élève disposant d’un INE n’est inscrit dans aucun établissement, cette situation devrait être automatiquement signalée aux services compétents (DSDEN ou ministère), afin de permettre un suivi rapide et adapté.

Par ailleurs, ONDE pourrait également offrir la possibilité de renseigner le projet déclaré par la famille dans certaines situations particulières qui ne relèvent pas de notre champ de vérification, comme un départ à l’étranger. Cela permettrait de tracer l’information tout en tenant compte du fait que l’élève n’apparaîtra plus dans l’application.

Enfin, il apparaît que les communes méconnaissent encore souvent leur rôle en matière de suivi de la scolarisation obligatoire. Les vérifications restent insuffisantes, notamment pour les enfants de trois ans, quant à leur présence sur la commune et à leur inscription effective dans une école. Il convient de rappeler que ces démarches ne relèvent pas de la responsabilité des directeurs d’école : comme cela est justement souligné dans l’article, nous ne sommes pas enquêteurs.

En vous remerciant pour votre engagement et le relais que vous assurerez, cordialement. »

Retour 9 : « e ne sais pas si mon témoignage pourra apporter quelque chose, mais la situation nous (càd l’équipe péda) a toujours paru ubuesque.

Il y a 2 ou 3 ans maintenant, j’ai inscrit un petit garçon (en MS) qui venait d’emménager dans la commune (la mère voulant mettre un peu de distance avec le père dont elle était séparée mais qui avait la garde alternée). La mère était constamment agressive alors que le père se montrait à l’écoute de ma collègue quand elle lui faisait le retour de la journée par exemple (élève suivi au CAMSP). D’ailleurs, le père m’avait fait part – par écrit – qu’il ne voulait pas que son enfant soit radié de notre école sans son accord.

Plus tard, il s’est révélé que Madame s’était installée chez un homme avec qui le courant n’est finalement pas passé et qui a de nouveau déménagé dans une commune à une dizaine de km de l’école. Au début, elle amenait son fils sans problème, puis pendant 2 ou 3 semaines, elle a prétexté des problèmes divers et variés (elle était malade, l’enfant était malade, elle n’avait plus d’essence, elle n’avait plus de voiture …). J’ai joué mon rôle en lui rappelant l’obligation scolaire. Je me suis faite invectiver par son assistante sociale face à mon manque de compréhension.

Puis elle a voulu radier son fils mais avec le courrier où son père s’y opposait, je lui ai expliqué que je ne pouvais et qu’elle devait se rapprocher de son avocat (avocats qui étaient dans la boucle depuis longtemps au vu des tensions entre les deux parents quant à la garde de leur fils…) pour faire intervenir un juge. Madame, accompagnée de son assistante sociale, m’a déclaré avoir déposé un référé et que je pouvais radier l’enfant. Ce que je ne fis pas, attendant un écrit (suite à de nombreux mensonges et autres, j’avais cerné le personnage de cette maman … mais ce n’est pas le propos). Elle n’a donc plus mis son fils à l’école.

J’ai signalé cette situation à ma circonscription puis à la DESCO (à la demande de la circo si ma mémoire est bonne). J’ai eu le chef de service au téléphone pour lui expliquer la situation qui n’en comprenait pas tous les tenants et les aboutissants … Comme convenu avec lui, je lui faisais ensuite un point régulier par mail concernant l’absentéisme de cet enfant sans qu’il ne se passe RIEN ! Parfois il me demandait de lui établir de nouveau l’historique, alors qu’il suffisait de relire nos échanges … mais je m’y pliais. Cet élève a été déscolarisé complètement avec l’aval des services sociaux et sans que l’institution n’y trouve à redire (ou alors je n’ai pas été informée de certaines choses mais ce manque de communication est problématique).

Puis la mère a de nouveau déménagé à plus de 50 km. La collègue de la commune m’a contactée et pour qu’elle puisse accueillir l’enfant sans que je ne la radie (ne mettant ainsi ni l’une ni l’autre dans « l’illégalité »), j’ai trouvé une manipulation dans ONDE pour faire un accueil provisoire. Personne ne nous a parlé à aucun moment de cette manipulation sur ONDE, ni la DESCO, ni les services contactés par ma collègue de son côté pour savoir comment accueillir cet élève au mieux … 

Finalement, au bout de nombreux mois, Madame a obtenu un jugement en sa faveur pour une garde exclusive et donc l’inscription définitive de son enfant dans l’école de son lieu de résidence. J’ai immédiatement radié l’enfant et transmis ses informations par mail à la personne du service de la DSDEN avec qui j’étais en contact (copie du certificat de radiation et extrait du jugement stipulant que je pouvais le radier). Aucun retour particulier.

Quelques semaines après, je reçois, en copie des parents, un mail de ce même service, les mettant en demeure de scolariser leur enfant !!!! Il ne s’est RIEN passé pendant que l’enfant était absent mais une fois les choses rentrées dans l’ordre, ils envoient un courrier …. Incompréhensible ! J’ai donc répondu à ce mail en réexpliquant que la situation était rentrée dans l’ordre comme le précisait mon message précédent (mais il s’agissait apparemment d’un autre interlocuteur ; donc aucune communication, pas de dossier complet sur cette situation ?!).

Bref, je m’interroge quand même quant à « l’efficacité » de ces mesures : soit on passe par la voie hiérarchique et c’est très long pour que l’information remonte, soit on est autorisé à passer en direct, mais il ne se passe pas grand chose non plus … 

Nous, directeurs.trices, devons tout gérer de front seul(e)s face à une machinerie où se mêlent parfois en plus de notre propre institution, services sociaux, médicaux, justice … alors qu’à la DSDEN, on peut imaginer qu’il y ait les bons interlocuteurs, des personnes qui ont les bonnes informations, les bonnes démarches, les bons contacts, qui connaissent les procédures … 

Voilà mon témoignage, à ma petite échelle (école semi rurale de 8 classes), qui ne fera sous doute pas vraiment avancer les choses mais qui prouvent, s’il fallait le faire, que même quand on fait correctement son travail, ça ne fait pas forcément évoluer la situation.

D’ailleurs, il me semble qu’il appartient aux seuls maires de contrôler que les familles présentes sur leur commune respectent l’obligation scolaire, d’autant plus quand l’enfant a été dûment radié (j’en informe toujours les services municipaux par mail). 

Merci pour votre aide au quotidien pour faire avancer les choses dans notre profession de plus en plus complexes. »

Retour 10 : « Je voudrais vous faire part de mon expérience. 

J’ai radié une de mes élèves le 3 mars 2026 et elle est revenue à la fin du mois (c’est une enfant du voyage donc cela ne m’a pas étonnée). A son retour, j’ai demandé aux parents le certificat de radiation de l’école et ils m’ont répondu qu’il manquait des papiers et que l’école avait refusé l’inscription (étrange !). Que faire dans ce cas ? Je me sens un peu désemparée … »

Retour 11 : « Bonjour,

Une petite histoire:

L’année dernière, un élève n’est plus venu à l’école à partir de janvier 2025. Après les 3 signalements dans le logiciel d’absentéisme (je passe sur d’autres mésaventures pourtant « cocasses » aussi…), l’inspectrice a reçu la famille et a décidé de le changer d’école. Il est retourné dans sa commune de rattachement. Mais, il n’est pas plus venu dans l’une que dans l’autre.

Fin septembre 2025, je reçois un appel de la DSDEN me demandant si l’enfant est revenu à l’école, la mienne !
« Non madame puisque c’est Mme l’IEN qui l’a changé. J’ai effectué sa radiation en mai 2025, certificat à l’appui, pour l’autre école de l’autre ville »
-Ah bon ? et de quelle école s’agit-il ?
– Je ne sais pas. C’était dans la ville d’à côté. Il faudrait demander à Mme l’IEN.
-ah… c’est ennuyeux… bon, nous allons chercher.
– Mais pourquoi vous n’appelez pas l’IEN ? et en plus, pourquoi vous pensez qu’il est chez moi ?
– Parce que dans le logiciel (lequel ???), c’est écrit que vous êtes sa dernière école.
– C’est impossible, je l’ai radié pour qu’il puisse intégrer l’autre !

Alors effectivement, s’il n’y est jamais allé, il est fort possible que je sois sa dernière école.

Tout ça pour dire, qu’ils gèrent l’absentéisme et les radiations comme des …. euh… très mal. »

Retour 12 : « Je suis directrice d’école élémentaire depuis 29 ans. J’ai toujours refusé d’établir le certificat de radiation tant que je n’avais pas eu connaissance de l’école d’arrivée des enfants qui déménageaient. Lorsque des parents (qui frappaient leurs enfants à coups de chaines) sont partis sans me prévenir, j’ai réussi à retrouver leur destination en interrogeant les camarades de leurs classes. 

Le certificat de radiation est la seule trace que l’on conserve de l’élève. Il faut demander aux services scolaires des mairies de réclamer le certificat de radiation des enfants en même temps que les autres pièces justificatives. »

Retour 13 : « Bonjour
J’ai malheureusement souvent des inquiétudes lors des radiations
Déjà les choses ne sont pas très claires sur qui radie et comment 
C’est normalement de la responsabilité du directeur mais on nous demande de faire comme pour les inscriptions : signer un accord ou non d’intention de radiation que la famille transmet ensuite à la mairie qui elle fait la radiation … 
Du coup qui est responsable ???

Je suis en REP+ 
À ce jour depuis septembre j’ai eu 25 inscriptions et 15 radiations pour 140 élèves 
Sur les 15 radiations, 10 sont des enfants inscrits après le 1er septembre …
Il arrive que les demandes arrivent après le départ des enfants ou du jour pour le lendemain (beaucoup de migrants)

Ça c’était le cadre général 
Situations particulières :

– une famille absente depuis 1 semaine sans prévenir  … j’ai appelé le beau père pour avoir des nouvelles … du coup je lui ai donné à mon insu des infos comme quoi ils étaient partis ..  la maman me rappelle et demande une radiation pour les 2 enfants (cause:  vilolence conjugale )… j’ai fait une IP et elle a été transmise rapidement au département d’arrivée des enfants 

– une famille part du jour au lendemain sans avertissement préalable et en cachant l’intention de partir … 4eme changement d’école depuis septembre … (famille arrivée en Alsace, contact avec le nouveau directeur avec qui l’on a échangé sur la situation … 3 des 4 directeurs s’inquiète de ces déménagements )
J’a fait une IP qui a été suivie très rapidement par le département d’arrivée avec une intervention de la PMi

– l’an dernier : une famille avec absentéisme ultra important … les enfants ne viennent plus à l’école depuis janvier. Les directeurs des écoles maternelles et élémentaires alertés chaque jour … nous sommes inquiets 3 enfants à la maison avec une mère ultra dépressive un beau père … violent? … IP, signalement absentéisme, inquiétude des services sociaux … rien. On nous demande même d’arrêter d’envoyer des mails aux services ..
La famille est convoquée pour absentéisme en mai. Elle demande une radiation pour une autre école de la ville que l’on nous demande de faire immédiatement….

– l’année d’avant une famille avec des enfants de 2 et 3 ans  décide de partir en région parisienne car la maman pense y trouver plus facilement du travail … mais sans logement sur place. Je sais qu’elle est dans un squat … je lui dit que j’enverrai les certificats de radiation à la nouvelle école. J’arrive à rester en contact avec les familles … je ne les radie pas de l’école … mes signalement d’absentéisme restes vaient (on leur a écrit mais ils ne répondent pas … ben oui ils ont déménagé et n’ont pas de nouvelle adresse … d’accord on va leur envoyer une convocation !!! 🤬) plus de 3 mois après la maman me dit avoir besoin du certificat de radiation pour l’inscription dans la nouvelle école … évidemment je le lui ai fait car je sais que beaucoup de communes refusent des les inscrire sans et que ça risque plus de l’empêcher de les inscrire que de l’aider … et en plus la loi m’y oblige … depuis je n’ai plus aucune nouvelle et je ne suis pas persuadée qu’ils soient arrivés dans une école …

– j’ai ai malheureusement plusieurs des situations complexes …

Je pense qu’il serait important que les radiations soient transmises d’école à école … 
Il y a 2 choses :
– beaucoup de communes (voir d’école) refusent d’inscrire même provisoirement des enfants dans le certificat de radiation (et sans prendre contact avec l’école précédente) .. pourtant ils doivent les envoyer le plus vite possible dans une école.
– les familles n’ont pas l’obligation de dire où elles vont donc pas de traçabilité possible …

Autre chose : les mairies des grandes villes ne savant pas s’il y a des enfants ou non qui ne sont pas scolarisés 
Chez moi on a la liste des enfants recensés le jour de leur naissance avec leur adresse à ce moment là… mais globalement 30% des enfants de cette liste viennent réellement sans que personne de la mairie ne cherche à savoir où sont les 70% manquants … 
Quand je signale que des enfants du quartier ne viennent pas à l’école on me répond : ah ben je sais pas ils n’ont pas fait de demande d’inscription… mais ça ne va pas plus loin … à moins que je ne fasse intervenir les services sociaux quand ils les connaissent … mais ce n’est pas toujours le cas et ce n’est pas de ma compétence de courir après les élèves non scolarisés …

Il y a un gros travail à faire dans ce domaine… Bon courage à vous pour tout le travail engagé et merci pour votre écoute »

Retour 14 : « Ma pratique dans les cas de radiation depuis 10 ans : je donne jamais de certificat à un parents, je les envoie directement à la nouvelle école.  Cela me semblait d’une évidence pour avoir une visibilité sur le suivi scolaire surtout pour les familles qui semblent fuir suite à des signalements. »

Retour 15 : « Je pense qu’il faudrait l’accord des 2 parents avant d’émettre un certificat de radiation ou en tout cas l’information des 2. Cela éviterait qu’un parent revienne vers nous, avec avocat, pour s’opposer après coup à notre radiation, et « ne trouve plus trace » de son enfant (…).

Il faudrait rajouter sur ce certificat de radiation les coordonnées de la nouvelle école où va être scolarisé l’enfant, situation validée par mail par le directeur de la nouvelle école. »

Retour 16 : « Suite à la lettre hebdomadaire consacrée à l’affaire de l’enfant séquestré en Alsace, je souhaite proposer une évolution plus profonde du processus de radiation, qui s’attaque au problème à la racine.

Le risque majeur se situe dans l’intervalle entre la radiation d’une école et l’inscription dans la suivante. En effet, il y a un angle mort : un parent peut obtenir un certificat de radiation sans jamais inscrire son enfant dans un nouvel établissement. C’est vraisemblablement ce qui s’est passé dans l’affaire alsacienne.

Proposition : Toute radiation déclencherait automatiquement dans ONDE un délai imparti (à définir) pendant lequel l’enfant doit être admis dans une nouvelle école. Les parents seraient tenus d’informer l’ancienne école du nom et de la commune de la nouvelle école dès que possible, information que la direction renseignerait dans ONDE.
Sans admission enregistrée à l’issue du délai, une alerte serait automatiquement générée vers un service dédié de l’Éducation Nationale (à créer), chargé de prendre contact avec les écoles concernées, et de décider si un signalement aux services sociaux est justifié. Ce filtre est indispensable pour éviter des signalements erronés liés aux délais normaux de traitement administratif.

Cette chaîne supprime le vide juridique actuel entre 2 établissements, sans alourdir le travail des directeurs ni risquer des signalements intempestifs. »

Retour 17 : « Le plus simple, à mon sens, et c’est ce que je fais pour certains enfants, serait simplement de demander aux parents quelle est la nouvelle école, d’avoir au téléphone le collègue qui récupère l’enfant. Le collègue informé, sait qu’il doit avoir cet enfant, et le collègue qui radie sait où va l’enfant. Puis seulement on fait le certificat de radiation qui peut d’ailleurs être envoyé directement par mail au collègue de la nouvelle école.

Je pense que c’est une procédure que beaucoup font déjà, et qui devrait être généralisé pour garder trace de l’enfant. »

Retour 18 : « J’ai un élève qui du jour au lendemain n’est plus venu en classe. Sa mère a demandé au directeur un certificat de radiation pour aller sur MARSEILLE il ne lui a pas encore fourni car la situation semblait louche, le père (parent séparé) ne savait rien et la mère n’a jamais relancé la demande de certificat de radiation. 

Depuis le 10 mars je ne sais pas ou est cet enfant, si la mère a pu le réinscrire dans une école sur Marseille ou pas, elle ne répond pas au téléphone (pour info elle avait un titre de séjour valable jusqu’au 08 mars 2026). Cette maman a 8 enfants (4 ados et 4 jeunes (3/4/5 et 7 ans). 

C’est frustrant de ne pouvoir rien faire, je trouve que les certificats de radiation devraient être émis qu’entre les écoles par un lien spéciale (sans remise aux familles) et qu’un délai d’absence de 1 semaine est toléré si changement de région et seulement 2 jours si  juste déménagement de proximité mais pas plus sinon déclaration aux autorités. 

Cet enfant est donc peut être scolarisé dans une école de Marseille ou pas et aucun moyen de le vérifier, je viens de joindre mon directeur qui m’a dit de contacter l’académie de marseille pour savoir si cet élève est inscrit dans leur académie. 

Ma solution : un lien sur ONDE accessible qu’aux directeurs pour transmettre les certificats de radiation et communiquer la date de départ et d’arrivée de l’enfant. »

Retour 19 : « Dans l’académie de grenoble un enfant doit avoir son certificat de radiation pour pouvoir être inscrit dans sa nouvelle école. Il y a donc un flou entre deux écoles. Il faudrait inverser le processus et procéder à une validation de la radiation une fois l’inscription enregistrée dans la nouvelle école.

Il y aurait donc une pré-radiation en attendant une confirmation de l’inscritpion puis une radiation définitive.

Si onde nouvelle version permet de dialoguer avec les autres académies cela pourrait marcher. »

Retour 20 : « Je rebondis sur le suivi des radiations. Ce sont les mairies qui inscrivent les enfants à l’école et les directeurs(trices) en reçoivent la liste à admettre (est-ce toujours le cas ? )

Une première chose serait que lorsque le directeur(trice) effectue une radiation, il/elle s’assure que l’enfant a bien été signalé dans l’école suivante via une trace écrite de l’école d’arrivée (mail). Une autre possibilité serait que lorsqu’on édite un certificat de radiation avec ONDE, il y ait un champ qui indique l’école d’arrivée et que cela envoie une alerte mail à l’école et à la mairie qui devront accueillir l’élève. Avec la prise en compte des tous les cas particulier (sortie vers le privé en contrat /hors contrat, départ à l’étranger…)

Ainsi, le lien n’est pas rompu. A charge au directeur de l’école d’arrivée de s’assurer que les parents ont bien inscrit l’élève et que sa présence soit effective et de confirmer/informer la mairie de la présence ou non de l’élève. »