
Suite aux envois des courriers aux députés par des collègues, les retours commencent à arriver et le ministre devra répondre à des questionnements posés par des députés.
Voici l’exemple d’une question parlementaire posée le 23 décembre à Edouard GEFFRAY par un député du Vaucluse.
« M. Hervé de Lépinau interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des directeurs d’école.
De nombreux directeurs d’école alertent aujourd’hui sur une dégradation continue de leurs conditions de travail, illustrée notamment par l’initiative dite de la « journée de la mule », qui vise à rendre visible l’accumulation croissante de missions confiées sans moyens humains ni statut adaptés.
Les directeurs d’école assument quotidiennement des responsabilités étendues en matière de pilotage pédagogique, de sécurité, de relations avec les familles, les collectivités territoriales et les services sociaux, de gestion des personnels municipaux (ATSEM), ainsi que de suivi de situations complexes d’élèves, tout en conservant, pour la majorité d’entre eux, un service d’enseignement en classe.
Contrairement aux chefs d’établissement du second degré, les directeurs d’école ne disposent toujours pas d’un statut reconnu à la hauteur des responsabilités exercées.
Les temps de décharge, lorsqu’ils existent, apparaissent très largement insuffisants au regard de la réalité des tâches, en particulier dans les écoles maternelles, où les contraintes de sécurité et de gestion humaine sont accrues.
Cette situation engendre une charge mentale excessive, une fatigue professionnelle préoccupante et, à terme, un risque réel pour la continuité et la qualité du service public d’éducation. Des témoignages précis font état de journées de direction fragmentées par des urgences permanentes, de décisions à prendre dans l’instant, de sollicitations multiples et imprévisibles, souvent en parallèle d’un temps de classe, sans possibilité de hiérarchiser ou de différer les tâches.
organisation repose de facto sur l’engagement personnel des directeurs, au prix d’un investissement sur leur temps personnel et leur santé.
Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour reconnaître pleinement le statut de directeur d’école, à l’instar des chefs d’établissement du secondaire, adapter les temps de décharge à la taille des écoles et à la réalité des missions et enfin prendre en compte les spécificités de l’école maternelle. »
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE11928
