Fin mai, le S2DÉ sera auditionné par les députés en charge de la mission d’évaluation de la loi RILHAC votée en décembre 2021.
Voici in extenso les 15 questions reçues par le syndicat
Si vous souhaitez envoyer votre contribution à une des 15 réponses attendues (sauf la 1 et la 2…), vous pouvez nous la communiquer à 24heures6mois@s2de.fr
Questions générales
1- Présenter votre syndicat (date de création, nombre d’adhérents, affiliation à un autre syndicat).
2- Présenter votre appréciation générale sur les conditions d’exercice du métier de directeur d’école.
3- Transmettre une copie numérique du document de recueil de témoignages de directeurs d’écoles adressé au ministre de l’Éducation nationale à la suite de la troisième « journée de la mule » organisée par votre syndicat et présenter les principaux sujets mis en avant dans ce document.
Questions sur la loi Rilhac
4- Quel regard général portez-vous sur la loi Rilhac et sur sa mise en œuvre ? Quels en sont les points forts et les points faibles ?
5- L’article 1er dispose que le directeur « organise les débats sur les questions relatives à la vie scolaire. Il bénéficie d’une délégation de compétences de l’autorité académique pour le bon fonctionnement de l’école qu’il dirige. Il dispose d’une autorité fonctionnelle dans le cadre des missions qui lui sont confiées». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
6- L’article 2 traite de différents sujets : la reconnaissance d’un emploi de direction, les conditions de nomination des directeurs d’école, le versement d’une indemnité de direction spécifique, le principe d’un avancement accéléré, la formation initiale et continue des directeurs d’école, le principe d’une décharge totale ou partielle d’enseignement, l’affirmation du rôle du directeur dans l’administration de l’école et dans le pilotage du projet pédagogique, les modalités d’évaluation de la fonction et la mise à disposition des moyens numériques nécessaires à l’exercice de la fonction.
• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan satisfaisant ?
• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan insatisfaisant ?
• S’agissant de la question de la rémunération, indiquer notamment le montant mensuel brut moyen représenté par l’indemnité de direction spécifique pour un enseignant accédant après 5, 10, 15 et 20 ans de services effectifs en tant qu’enseignant, à la fonction de directeur d’école.
7- L’article 3 dispose que « Lorsque la taille ou les spécificités de l’école le justifient, l’Etat peut mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens leur garantissant une assistance administrative. Dans le respect de leurs compétences, les communes ou leurs groupements peuvent mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens matériels nécessaires à l’exercice de leur fonction ». ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
• Quelles sont les spécificités retenues ? Vous semblent-elles pertinentes ?
• Comment se matérialise cette aide, tant de la part de l’Etat que des collectivités et de leurs regroupements ?
8- L’article 4 prévoit qu’« un ou plusieurs référents direction d’école sont créés dans chaque direction des services départementaux de l’éducation nationale. Un décret précise les missions et les modalités de recrutement de ces référents, qui doivent déjà avoir exercé des missions de direction». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
9- L’article 5 prévoit que « l’élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école peut se faire par voie électronique sur décision du directeur d’école, après consultation du conseil d’école». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
Une évolution de la participation a-t-elle été observée ?
10- L’article 6 prévoit que « chaque école dispose d’un plan pour parer aux risques majeurs liés à la sûreté des élèves et des personnels. Ce plan est établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale gestionnaire du bâtiment et les personnels compétents en matière de sûreté. Le directeur donne son avis et peut faire des suggestions de modifications au regard des spécificités de son école. Pour cela, il peut consulter les personnels compétents en matière de sécurité. Il assure la diffusion de ce plan auprès de la communauté éducative et le met en œuvre. Il organise les exercices nécessaires au contrôle de son efficacité ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
• Dans quelle mesure la période transitoire s’est organisée, notamment vis-à-vis du courrier du ministre aux recteurs et DASEN en date du 29 février 2024, prenant comme référence la circulaire interministérielle du 8 juin 2023 relative au PPMS ?
11- La rédaction actuelle de la loi vous paraît-elle satisfaisante ou devrait-elle évoluer en certains points ?
Autres questions
12- Un groupe de travail ministériel avec les organisations syndicales représentatives du personnel étudie actuellement une actualisation du référentiel métier des directeurs d’école dont la précédente version date de décembre 2014. Présenter les travaux de cette instance et ses éventuels points de blocage.
13- Dans un article récent, Mme Rilhac a écrit qu’« il faudrait inverser le paradigme actuel : passer d’un enseignant déchargé pour assurer une direction à un directeur d’école qui, selon les besoins de son établissement, pourrait assumer une charge d’enseignement, une charge de formateur ou de coordonnateur». Que pensez-vous de cette proposition ?
14- Présenter le nombre et la liste des applications informatiques utilisées par les directeurs d’école. Faire un point sur le développement et le déploiement d’Onde V2 qui vise à refondre l’application du premier degré à destination des directeurs d’école.
15- Quelles mesures vous paraissent nécessaires pour faciliter l’exercice des fonctions de directeur d’école ?
Mise en forme de TP.
Contribution 6 :J e me permets ce mail pour apporter modestement ma contribution en réponse à la consultation des députés concernant la loi Rilhac et notamment le point 8 faisant référence aux référents direction d’école.
J’occupe actuellement le poste de référente départementale direction d’école et je suis également directrice d’école.
Dans le cadre de la mission d’appui auprès des directeurs et directrices d’école, les retours sont très positifs car les collègues apprécient d’avoir une personne dont la mission est dédiée à la direction d’école et de pouvoir s’adresser à un pair.
En tant que référente je me questionne sur l’esprit de la loi qui limite l’exercice d’un référent à 3 ans renouvelable une fois. Quel est l’objectif de cette limite ?
J’exerce depuis 4 ans, et je peux témoigner que les référents ont bénéficié de formations de qualité, ont acquis de nombreuses compétences en rapport avec leurs missions et font partie d’un réseau national avec des échanges fréquents.
Compte tenu des moyens engagés dans la formation des référents, le fait d’avoir obligation de changer de personnel au bout de 6 ans, alors qu’il est de plus en compétant, vient interroger la bonne utilisation des ressources humaines. Merci à vous pour votre engagement auprès des directeurs.
Contribution 5 : – Présenter votre appréciation générale sur les conditions d’exercice du métier de directeur d’école.
Cela devient de plus en plus dur :
– de plus en plus de travail
– de plus en plus de responsabilités
– aucun soutien de la hiérarchie à part de beaux discours
– on travaille dans l’urgence en permanence
– de plus en plus d’enfants avec des difficultés et des problèmes sans avoir de moyens : l’inclusion ne fonctionne pas
– on n’est pas pris en compte (exemple : changement de Onde en milieu d’année avec à peine 1/4 des fonctions antérieures : on ne peut pas travailler efficacement)
– nous donnons beaucoup de notre personne et de notre matériel : avoir un téléphone professionnel serait le minimum
4 – Quel regard général portez-vous sur la loi Rilhac et sur sa mise en œuvre ? Quels en sont les points forts et les points faibles ?
C’est très bien d’avoir plus de responsabilités mais encore faut-il avoir du temps pour cela et des moyens
Cela n’a pas du tout explicité aux enseignants.
Pour moi c’est une belle stratégie pour que l’état se décharge de leurs responsabilités en cas de problème grave. Le Directeur doit assumer toutes les responsabilités. Je ne me sens pas du tout soutenue par ma hiérarchie en cas de problème grave.
Je suis très favorable pour avoir un regard accompagnant sur les enseignants mais nous n’avons pas le temps de le faire.
6- L’article 2 traite de différents sujets : la reconnaissance d’un emploi de direction, les conditions de nomination des directeurs d’école, le versement d’une indemnité de direction spécifique, le principe d’un avancement accéléré, la formation initiale et continue des directeurs d’école, le principe d’une décharge totale ou partielle d’enseignement, l’affirmation du rôle du directeur dans l’administration de l’école et dans le pilotage du projet pédagogique, les modalités d’évaluation de la fonction et la mise à disposition des moyens numériques nécessaires à l’exercice de la fonction.
• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan satisfaisant ?
• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan insatisfaisant ? Tous ces points sont insatisfaisants car concrètement rien ne bouge pour nous améliorer nos conditions de travail.
• S’agissant de la question de la rémunération, indiquer notamment le montant mensuel brut moyen représenté par l’indemnité de direction spécifique pour un enseignant accédant après 5, 10, 15 et 20 ans de services effectifs en tant qu’enseignant, à la fonction de directeur d’école.
C’est déjà scandaleux que les décharges de direction passe de 50% à 100 %. Pourquoi le 75% n’existe pas? Nos ministres n’ont pas appris la proportionnalité?
7- L’article 3 dispose que « Lorsque la taille ou les spécificités de l’école le justifient, l’Etat peut mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens leur garantissant une assistance administrative. Dans le respect de leurs compétences, les communes ou leurs groupements peuvent mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens matériels nécessaires à l’exercice de leur fonction ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
Avoir une personne qui nous aide sur les tâches administratives serait bien.
• Quelles sont les spécificités retenues ? Vous semblent-elles pertinentes ?
• Comment se matérialise cette aide, tant de la part de l’Etat que des collectivités et de leurs regroupements ?
9- L’article 5 prévoit que « l’élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école peut se faire par voie électronique sur décision du directeur d’école, après consultation du conseil d’école ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
Une évolution de la participation a-t-elle été observée ?
C’est très bien mais cela ne se met pas en place car nous n’avons pas les moyens pour le mettre en oeuvre.
Nous restons sur un vote par correspondance.
10- L’article 6 prévoit que « chaque école dispose d’un plan pour parer aux risques majeurs liés à la sûreté des élèves et des personnels. Ce plan est établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale gestionnaire du bâtiment et les personnels compétents en matière de sûreté. Le directeur donne son avis et peut faire des suggestions de modifications au regard des spécificités de son école. Pour cela, il peut consulter les personnels compétents en matière de sécurité. Il assure la diffusion de ce plan auprès de la communauté éducative et le met en œuvre. Il organise les exercices nécessaires au contrôle de son efficacité ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
• Dans quelle mesure la période transitoire s’est organisée, notamment vis-à-vis du courrier du ministre aux recteurs et DASEN en date du 29 février 2024, prenant comme référence la circulaire interministérielle du 8 juin 2023 relative au PPMS ?
Oui cela se fait mais c’est également une surcharge de travail
11- La rédaction actuelle de la loi vous paraît-elle satisfaisante ou devrait-elle évoluer en certains points ?
Le problème dans l’éducation nationale n’est pas forcément les textes mais leur mise en oeuvre.
Nous n’avons pas les moyens ni humains ni matériel pour gérer toutes ces tâches.
un bon enseignant n’est pas forcément un bon directeur. Etre directeur demande d’autres qualités : organisation, gestion , résolutions des conflits, communication ……
il faut un vrai statut de directeur avec une vraie formation et nous sortir des classes.
Il nous faut plus de pouvoir décisionnel car nous n’avons aucune marge de manoeuvre. Il faut arrêter de passer sans arrêt par les IEN : perte de temps et d’efficacité.
Autres questions
13- Dans un article récent , Mme Rilhac a écrit qu’« il faudrait inverser le paradigme actuel : passer d’un enseignant déchargé pour assurer une direction à un directeur d’école qui, selon les besoins de son établissement, pourrait assumer une charge d’enseignement, une charge de for-mateur ou de coordonnateur ». Que pensez-vous de cette proposition ?
Plutôt d’accord mais pas de classe
14- Présenter le nombre et la liste des applications informatiques utilisées par les directeurs d’école. Faire un point sur le développement et le déploiement d’Onde V2 qui vise à refondre l’application du premier degré à des-tination des directeurs d’école.
Pas du tout fonctionnel pour l’instant
15- Quelles mesures vous paraissent nécessaires pour faciliter l’exercice des fonctions de directeur d’école ?
Avoir plus de temps, de pouvoir et du matériel professionnel (téléphone)…
Contribution 4 : Mes réponses en rouge pour les différentes questions auxquelles j’ai un avis.
2– Présenter votre appréciation générale sur les conditions d’exercice du métier de directeur d’école. Le métier de directeur d’école bien qu’existant dans les faits, n’existe toujours pas dans les textes. Il est réduit à une fonction plus ou moins liée à celle de professeur des écoles. Un vrai statut est nécessaire ce qui déjà améliorerait la reconnaissance de ce métier.
Questions sur la loi Rilhac
4- Quel regard général portez-vous sur la loi Rilhac et sur sa mise en œuvre ? Quels en sont les points forts et les points faibles ? Beaucoup d’espoirs étaient nés durant la préparation de cette loi. On nous avait donné l’impression de nous écouter : diminution de la charge de travail et meilleures décharges, reconnaissance voire statut… C’est tout le contraire qui s’est produit. Une autorité fonctionnelle actée sans moyens, des missions ajoutées sans formation ni temps supplémentaire. Au lieu de nous apporter des avantages on y voit plus de contraintes.
5- L’article 1er dispose que le directeur « organise les débats sur les questions relatives à la vie scolaire. Il bénéficie d’une délégation de compétences de l’autorité académique pour le bon fonctionnement de l’école qu’il dirige. Il dispose d’une autorité fonctionnelle dans le cadre des missions qui lui sont confiées. ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre. Des mots mais aucun moyen pour mettre en place cette autorité fonctionnelle qui reste malgré tout très flou, en particulier face aux adjoints qui réfute cette autorité car non hiérarchique, à la hiérarchie qui ne la sort bien souvent que pour nous ajouter des missions et aux municipalités qui ne la connaissent pas.
6- L’article 2 traite de différents sujets : la reconnaissance d’un emploi de direction, les conditions de nomination des directeurs d’école, le versement d’une indemnité de direction spécifique, le principe d’un avancement accéléré, la formation initiale et continue des directeurs d’école, le principe d’une décharge totale ou partielle d’enseignement, l’affirmation du rôle du directeur dans l’administration de l’école et dans le pilotage du projet pédagogique, les modalités d’évaluation de la fonction et la mise à disposition des moyens numériques nécessaires à l’exercice de la fonction.
• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan satisfaisant ? L’avancement accéléré
• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan insatisfaisant ? L’avancement accéléré qui ne s’applique pas lors du passage aux chevrons.
La formation continue est quasi inexistante.
Les décharges qui n’ont pas évoluées à la mesure des besoins.
L’affirmation du rôle du directeur n’existe que sur le papier puisque rien de concret n’a été mis en place pour l’affirmer.
Aucune avancée dans les moyens numériques. Nous restons esclaves du bon vouloir des communes pour la mise à disposition de moyens technologiques (ordinateur, téléphone). Les applications proposées sont toujours aussi antédiluviennes.
7- L’article 3 dispose que « Lorsque la taille ou les spécificités de l’école le justifient, l’Etat peut mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens leur garantissant une assistance administrative. Dans le respect de leurs compétences, les communes ou leurs groupements peuvent mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens matériels nécessaires à l’exercice de leur fonction ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
• Quelles sont les spécificités retenues ? Vous semblent-elles pertinentes ? Dans les faits ces moyens sont soumis à des arbitrages de budget. Pour la grande majorité des communes la mise en place n’est pas possible et bien souvent non voulus car elles ne comprennent pas que ce soit à elles de financer des dépenses qui leur semblent relever de l’Education Nationale.
• Comment se matérialise cette aide, tant de la part de l’Etat que des collectivités et de leurs regroupements ? Inexistante
8- L’article 4 prévoit qu’« un ou plusieurs référents direction d’école sont créés dans chaque direction des services départementaux de l’éducation nationale. Un décret précise les missions et les modalités de recrutement de ces référents, qui doivent déjà avoir exercé des missions de direction. » Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre. Trop déconnectés du terrain, ces référents sont rarement sollicités car ils ne connaissent pas les spécificités liés aux trop nombreuses communes du territoire que couvre le département. Il aurait été plus judicieux de nommer un directeur référent par circonscription.
9- L’article 5 prévoit que « l’élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école peut se faire par voie électronique sur décision du directeur d’école, après consultation du conseil d’école». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
Une évolution de la participation a-t-elle été observée ? Encore une fois, il s’agit d’une possibilité soumise au bon vouloir et à la capacité de financement des communes. De plus, il est encore bien souvent difficile à certains DASEN de ne pas imposer leurs choix sur les plateformes à utiliser qui bien souvent sont les plus chères ou les plus compliquées à mettre en place. Certaines applications étant interdites nommément alors qu’elles sont conformes aux exigences des textes sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.
10- L’article 6 prévoit que « chaque école dispose d’un plan pour parer aux risques majeurs liés à la sûreté des élèves et des personnels. Ce plan est établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale gestionnaire du bâtiment et les personnels compétents en matière de sûreté. Le directeur donne son avis et peut faire des suggestions de modifications au regard des spécificités de son école. Pour cela, il peut consulter les personnels compétents en matière de sécurité. Il assure la diffusion de ce plan auprès de la communauté éducative et le met en œuvre. Il organise les exercices nécessaires au contrôle de son efficacité ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
• Dans quelle mesure la période transitoire s’est organisée, notamment vis-à-vis du courrier du ministre aux recteurs et DASEN en date du 29 février 2024, prenant comme référence la circulaire interministérielle du 8 juin 2023 relative au PPMS ? Beaucoup informations demandées dans les PPMS unifiés sont bien souvent seulement connues des directeurs, dans les faits c’est bien lui qui continuera à rédiger la plus grande partie du PPMS.
11- La rédaction actuelle de la loi vous paraît-elle satisfaisante ou devrait-elle évoluer en certains points ? Comme démontré ci-dessus la loi a surtout apporté des contraintes et peu d’améliorations. Suffisamment pour que de nombreux directeurs la voient plus comme un texte négatif pour l’évolution du métier que comme un texte bénéfique.
Autres questions
13- Dans un article récent, Mme Rilhac a écrit qu’« il faudrait inverser le paradigme actuel : passer d’un enseignant déchargé pour assurer une direction à un directeur d’école qui, selon les besoins de son établissement, pourrait assumer une charge d’enseignement, une charge de formateur ou de coordonnateur ». Que pensez-vous de cette proposition ? Tout à fait d’accord. La direction est ce qui prend le plus de temps dans la semaine pour les personnes assurant cette fonction. Il serait donc normal que la loi acte ce fait. Les directeurs le sont toujours à 100% et jamais seulement le jour de leur décharge.
15- Quelles mesures vous paraissent nécessaires pour faciliter l’exercice des fonctions de directeur d’école ? Avoir plus de temps. Tous les directeurs devraient l’être à minima à 50% pour pouvoir assurer correctement les missions qui aujourd’hui lui sont demandées.
Contribution 3 : voici quelques points sur les questions posées.
– Quel regard général portez-vous sur la loi Rilhac et sur sa mise en œuvre ? Quels en sont les points forts et les points faibles ?
A aucun moment dans mon département ou ma circonscription, l’ien, l’adjoint au dasen ou le dasen n’a présenté aux professeurs le contenu de la loi Rilhac et ce qui en découle. Par contre, il nous a été demandé de l’expliquer à nos équipes. Déjà, je trouve cela incompréhensible. Le principal point faible de cette loi, est que l’augmentation des missions complémentaires ne cesse, mois après mois par nos supérieurs, sans qu’à aucun moment, le temps de décharge n’augmente. Incompréhensible également. On devient pilote pédagogique, mission très intéressante et chronophage, mais aucun temps supplémentaire de décharge. Pas de formation non plus sur le pilotage pédagogique.
5- L’article 1er dispose que le directeur « organise les débats sur les questions relatives à la vie scolaire. Il bénéficie d’une délégation de compétences de l’autorité académique pour le bon fonctionnement de l’école qu’il dirige. Il dispose d’une autorité fonctionnelle dans le cadre des missions qui lui sont confiées». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
Pour la délégation de compétence, rien de clair. Rien n’a été clairement formulé par notre inspectectrice, ou ia-dasen ou dasen. Parfois, quand on nous demande de faire (« former/présenter » les nouveaux programmes par exemple), on nous dit simplement, cela fait partie de vos missions, vous recevrez le power point, il n’y a qu’à suivre. Voilà ce qui fait office de délégation de compétence. Rien de carré, précisément défini, aucun écrit, sur les délégations de compétences.6- L’article 2 traite de différents sujets : la reconnaissance d’un emploi de direction, les conditions de nomination des directeurs d’école, le versement d’une indemnité de direction spécifique, le principe d’un avancement accéléré, la formation initiale et continue des directeurs d’école, le principe d’une décharge totale ou partielle d’enseignement, l’affirmation du rôle du directeur dans l’administration de l’école et dans le pilotage du projet pédagogique, les modalités d’évaluation de la fonction et la mise à disposition des moyens numériques nécessaires à l’exercice de la fonction.• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan satisfaisant ?
• Parmi ces points, lesquels présentent selon vous un bilan insatisfaisant ?
• S’agissant de la question de la rémunération, indiquer notamment le montant mensuel brut moyen représenté par l’indemnité de direction spécifique pour un enseignant accédant après 5, 10, 15 et 20 ans de services effectifs en tant qu’enseignant, à la fonction de directeur d’école.
Bilan insatisfaisant:
En fait, quasiment tous les points offrent un bilan insastifaisant.
Les décharges sont bien insufisantes. Les primes sont faibles par rapport aux responsabilités, au stress de la fonction, à l’énerge et la charge mentale à déployer et les heures passées pour l’exercer.
L’affirmation du rôle du directeur n’a pas été posé par la hiérarchie…
7- L’article 3 dispose que « Lorsque la taille ou les spécificités de l’école le justifient, l’Etat peut mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens leur garantissant une assistance administrative. Dans le respect de leurs compétences, les communes ou leurs groupements peuvent mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens matériels nécessaires à l’exercice de leur fonction ». ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
• Quelles sont les spécificités retenues ? Vous semblent-elles pertinentes ?
• Comment se matérialise cette aide, tant de la part de l’Etat que des collectivités et de leurs regroupements ?
Rien n’est fait par notre hiérarchie pour aider les directions.
Pas de temps supplémentaire accordé en décharge car des MPP chronophages sont mises en place. Pas de temps supplémentaires lors des travaux de rénovation dans les écoles alors que cela augmente significativement le travail des directions…
De plus, il y a un manque de considération de la parole des directeurs quand ils alertent de sur possibles difficultés à venir.8- L’article 4 prévoit qu’« un ou plusieurs référents direction d’école sont créés dans chaque direction des services départementaux de l’éducation nationale. Un décret précise les missions et les modalités de recrutement de ces référents, qui doivent déjà avoir exercé des missions de direction». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
Pas grand intérêt pour des directeurs confirmés.
Sécurisant pour les néo-directeur.
9- L’article 5 prévoit que « l’élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école peut se faire par voie électronique sur décision du directeur d’école, après consultation du conseil d’école». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.Une évolution de la participation a-t-elle été observée ?
Refus catégorique de l’intercommunalité de financer le vote électronique, même avec votil, outil peu onéreux. La question est posée tous les ans en conseil d’école depuis que cela est dans la loi. Tous les ans le conseil d’école vote la mise en place du vote électronique, et tous les ans cela est refusé.
10- L’article 6 prévoit que « chaque école dispose d’un plan pour parer aux risques majeurs liés à la sûreté des élèves et des personnels. Ce plan est établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale gestionnaire du bâtiment et les personnels compétents en matière de sûreté. Le directeur donne son avis et peut faire des suggestions de modifications au regard des spécificités de son école. Pour cela, il peut consulter les personnels compétents en matière de sécurité. Il assure la diffusion de ce plan auprès de la communauté éducative et le met en œuvre. Il organise les exercices nécessaires au contrôle de son efficacité ». Présenter votre appréciation sur cette disposition et sur ses conditions de mise en œuvre.
• Dans quelle mesure la période transitoire s’est organisée, notamment vis-à-vis du courrier du ministre aux recteurs et DASEN en date du 29 février 2024, prenant comme référence la circulaire interministérielle du 8 juin 2023 relative au PPMS ?
Ici, c’est toujours le ppms fait par le directeur d’école uniquement qui est en fonction. (Les nouveaux ppms se mettent en place selon un plan pluriannuel.) 11- La rédaction actuelle de la loi vous paraît-elle satisfaisante ou devrait-elle évoluer en certains points ?
Inconcevable que la loi ait dissocié le temps de décharge de l’ajout de missions.
Autres questions
12- Un groupe de travail ministériel avec les organisations syndicales représentatives du personnel étudie actuellement une actualisation du référentiel métier des directeurs d’école dont la précédente version date de décembre 2014. Présenter les travaux de cette instance et ses éventuels points de blocage.13- Dans un article récent, Mme Rilhac a écrit qu’« il faudrait inverser le paradigme actuel : passer d’un enseignant déchargé pour assurer une direction à un directeur d’école qui, selon les besoins de son établissement, pourrait assumer une charge d’enseignement, une charge de formateur ou de coordonnateur». Que pensez-vous de cette proposition ?
Paradigme très intéréssant. Le directeur en ayant une charge d’enseignement sur l’école pourrait intervenir dans toutes les classes, et avoir une meilleure connaissance des élèves pour un meilleur suivi. Utile pour les formations des classes en fin d’année, pour les demandes rased, les maintiens et sauts de classe, les gestions d’équipe éducative, les rencontres avec les parents. Cela lui permettrait d’entrer dans les classes et de faciliter le lien entre les classes et les enseignants pour un travail plus collectif avec ceux qui le fuit et reste dans leurs habitudes et qui ne suivent plus les demandes. Cela doit cependant s’accompagner d’une augmentation du temps dédié à la direction de l’école, et d’une part variable en fonction des périodes (P1, P2 et P5 très chronophages en direction)14- Présenter le nombre et la liste des applications informatiques utilisées par les directeurs d’école. Faire un point sur le développement et le déploiement d’Onde V2 qui vise à refondre l’application du premier degré à destination des directeurs d’école.15- Quelles mesures vous paraissent nécessaires pour faciliter l’exercice des fonctions de directeur d’école ?
Plus de temps de décharge et à minima un personnel supplémentaire dans les écoles. Pour téléphone, portail, surveillance de la cour en plus et quand le directeur à une urgence, et surveillance de la classe du directeur quand il y a une urgence (RIP, MPP, accident à gérer, difficulté avec un élève, un adulte, un parent). Cela peut aussi être surveillance dans la classe d’un enseignant quand celui ci a une difficulté ponctuelle, un élève à soigner, du vomi à nettoyer, un parent à contacter en urgence… Sur tout le temps de présence, on pourra aussi avoir du rangement des espaces communs, de la préparation d’évènement collectif, aide administrative à la direction …
Voilà pour ma part.
Contribution 1 : Voici quelques réflexions en vrac issues de mon vécu :
2- métier chronophage qui empiète sur temps perso (urgences, mercredis, weekends, vacances) + demandes pour être toujours plus disponibles, venant des parents, de la mairie, des professionnels de santé extérieurs et même des collègues
Il faut faire toujours plus avec toujours moins de moyens, moins de temps.
4- aucune formation en management, aucune information des collègues sur le statut de directeur: nous ne pouvons pas asseoir nous-mêmes notre légitimité, cela doit venir d’ au-dessus
5- autorité fonctionnelle sans autorité hiérarchique = plus de responsabilités sans avoir les moyens d’assumer ces responsabilités.
Charger la mule pour que la hiérarchie se dédouane de ce qui ne fonctionne pas mais sans permettre de prendre de réelles décisions
6- pas de réel statut, pas de reconnaissance financière. Je reçois, pour une école de 3 classes, 247EUR bruts mensuels de prime alors que je travaille une soixantaine d’heure en plus chaque mois (12 jours de décharge annuels clairement insuffisants), soit 4EUR bruts de l’heure en plus des responsabilités personnelles
7- aucune assistance administrative mais des tâches qui s’ alourdissent : un exemple parmi d’autres : le directeur gère les inscriptions à l’école mais aussi les inscriptions au collège pour les CM2 de l’école… Tache qui pourrait incomber au collège, mieux dotés en personnel administratif.
8- référent départemental à mi-temps : peu dispo
9- pas de vote électronique autorisé à ce jour par la DSDEN car pas d’outils « homologués » gratuits et rgpd. Travail que j’ai effectué seule car aucune aide ni des parents candidats ni des collègues : inscriptions sur la liste, préparation et impression des listes, mise sous enveloppe, dépouillement, affichage
10- PPMS rédigé par le directeur sans aide de la mairie ni du référent sécurité, aucun retour des documents envoyés. Travail chronophage et qui dépasse clairement mes compétences.
13- le directeur manque de temps et de formation pour assumer des charges supplémentaires. Proposition à expliquer : quelles nouvelles responsabilités ? Quelle rémunération supplémentaire ? Quel temps supplémentaire?
14- Onde V2 est une catastrophe, un logiciel peu intuitif. Beaucoup de clics pour chaque démarche, qui prennent un temps fou car le matériel informatique est vieux, lent, et que le réseau internet est catastrophique. Aucun investissement mairie pour du matériel informatique efficient. Pas de bureau (je travaille dans un cagibi de 3m2)
15- pour les missions actuelles, sans charge de travail supplémentaire, il est nécessaire d’avoir :
– augmentation du temps de décharge
– reconnaissance d’un vrai statut (devant IEN, mairie, collègues,
parents)
– assurance professionnelle prise en charge par l’employeur
– reconnaissance financière réelle
– obligation de l’employeur de fournir le matériel nécessaire au travail du directeur (bureau, matériel informatique adapté et efficient, téléphone portable de fonction, vrai budget de direction)
– une assistance administrative (ouvrir le portail, répondre au téléphone, rédiger les courriers etc)
– davantage d’autonomie dans la gestion de l’école et une relation différente avec l’ IEN
Merci pour votre implication et pour nous laisser nous exprimer sur ces questions importantes.
Contribution 2 : Concernant le point 9 (article 5): la priorité n’est pas le vote électronique qui ne reduira pas forcément la charge de travail (et qui sera à la charge des communes donc inégalitaire) mais plutôt l’obligation d’organiser des élections quand il n’y a qu’une seule liste de parents. Dans ce cas il faut absolument décider de ne pas faire les élections (gain de temps et économies de papiers donc plus durable) – j’avoue ne pas comprendre pourquoi on n’avance pas sur ce point.
Le point 13- Dans un article récent , Mme Rilhac a écrit qu’« il faudrait inverser le paradigme actuel : passer d’un enseignant déchargé pour assurer une direction à un directeur d’école qui, selon les besoins de son établissement, pourrait assumer une charge d’enseignement, une charge de for-mateur ou de coordonnateur ». Que pensez-vous de cette proposition ?
>> Je trouve cette approche intéressante (on garde un contact avec les élèves, une connaissance de leurs difficultés et on partage le quotidien de collègues en les soutenant/déchargeant) et moi même je la pratique avec des groupes en soutien lecture. Mais pour cela il faut avoir un peu moins de tâches administratives à faire ou travailler beaucoup beaucoup.
Bon courage pour ce travail et bonne séance.
Contribution 3 : Pour ma part, je trouve que c’est beaucoup de blabla sur le statut de directeur pour ne pas discuter de ce qui est primordial :
– une grille indiciaire spécifique aux directeurs d’école (ce qu’on veut c’est des sous !)
– prise en compte des primes pour la retraite (et dans le salaire)
– bonification des 3 mois dans les chevrons (Je serai concernée dans un an et je compte bien faire la grève administrative de toute enquête et paperasse qui me sembleront inutiles)
– que chaque année, notre bonification soit prise en compte et que change donc la date de nos promotions sur iprof, ce qui évitera les 9 mois rétroactifs pour certains. De plus, je pense que ce serait logique.
– amélioration des décharges des directions comme vous l’aviez proposée.
J’ai l’impression qu’à chaque fois qu’on a des revendications, on noie le poisson avec des points à travailler qui ne sont pas les principaux. Mais encore une fois, cela n’est que mon opinion.
Merci pour tout ce que vous faites.



