
Voici les données brutes.
ÉVOLUTION PRÉVUE DES EMPLOIS EN 2025 (en ETP)
HYPOTHÈSES DE SORTIES
Les sorties dans ce programme sont majoritairement constituées par les départs des enseignants du premier degré titulaires et comprennent les départs définitifs (retraites, décès, radiations, démissions) et le solde entre les entrées et les sorties provisoires (réintégrations, disponibilités, congés parentaux, congés de longue durée, détachements, temps partiels…).
Le mois moyen de sorties est septembre (mois 9,00).
HYPOTHÈSES D’ENTRÉES
Les enseignants sont recrutés sur des emplois relevant de la catégorie « enseignants stagiaires » et ont le statut de fonctionnaires stagiaires. Le nombre de recrutements d’enseignants stagiaires prévu à la rentrée scolaire 2025 est à ce stade de 9 900 ETP.
Les entrées (9 900 ETP) figurant dans la catégorie « enseignants du premier degré » correspondent principalement à la prise de fonction des fonctionnaires stagiaires titularisés au 1er septembre 2025 et, comme en 2024, au recrutement, à la rentrée 2025, d’une partie des étudiants en Master MEEF préparant les concours externes d’enseignants en qualité de contractuels alternants.
ÉVOLUTION DU SCHÉMA D’EMPLOIS À LA RENTRÉE 2025
Le schéma d’emplois connaît une baisse de 3 155 emplois à la rentrée 2025 qui tient, d’une part, à l’évolution de la démographie des élèves, et, d’autre part, aux créations de postes permettant de soutenir les différentes mesures engagées en faveur de l’école inclusive (ULIS, dispositifs autisme).
Ce schéma d’emplois permet également de renforcer les moyens enseignants (80 ETP), dans le cadre de la substitution progressive aux pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) de pôles d’appui à la scolarité (PAS) pour une réponse plus rapide, plus complète et adaptée aux besoins des élèves en situation de handicap et de leur famille.
NOMBRE D’ENSEIGNANTS (en ETP)
RÉMUNÉRATIONS
La décomposition des crédits de rémunération en 2025 s’établit de la façon suivante :
Rémunérations principales (traitement indiciaire, indemnité de résidence, bonification indiciaire, nouvelle bonification indiciaire, supplément familial de traitement, majoration DOM-COM, CLD…) : 13 138,6 M€, non chargés des cotisations employeurs, se répartissant ainsi :
- traitements indiciaires (titulaires, non-titulaires et stagiaires) : 12 378,8 M€
- majorations de traitement pour les personnels affectés outre-mer : 350,1 M€
- supplément familial de traitement : 180,0 M€,
- indemnité de résidence : 108,6 M€,
- bonification indiciaire et nouvelle bonification indiciaire : 40,7 M€,
- congés de longue durée : 80,4 M€.
Indemnités : 1 978,8 M€ (hors cotisations employeurs) se répartissant principalement ainsi :
- indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves : 1 012,2 M€,
- prime Grenelle d’attractivité : 318,7 M€,
- indemnités de sujétions spéciales des directeurs d’écoles : 133,7 M€,
- indemnités de sujétions spéciales de remplacement : 53,0 M€,
- indemnités spécifiques de l’éducation prioritaire : 263,0 M€,
- indemnités de tutorat : 10,4 M€,
- prime d’entrée dans le métier : 11,8 M€,
- indemnités pour missions particulières : 11,1 M€,
- indemnité compensatrice CSG : 106,1 M€,
- prime d’équipement informatique : 58,8 M€.
- Les indemnités mentionnées ci-dessus sont prévues en tenant compte du niveau d’exécution constaté en 2023, auquel sont ajoutées les mesures effectuées en gestion 2024 et prévues en 2025.
- Les indemnités mentionnées ci-dessus sont prévues en tenant compte du niveau d’exécution constaté en 2023, auquel sont ajoutées les mesures effectuées en gestion 2024 et prévues en 2025.
DIRECTEURS D’ECOLE
L’importance du nombre d’écoles (plus de 43 500 écoles publiques) et la nécessité d’un accueil et d’un enseignement de qualité justifient la mise en place d’un pilotage et d’un encadrement pédagogique de proximité garantissant le bon fonctionnement de chacune des écoles pour l’égalité de tous les élèves.
La diversification des missions des directeurs d’école et l’augmentation de leurs responsabilités ont nécessité une amélioration de leurs conditions d’exercice, avec, notamment, une meilleure reconnaissance du temps nécessaire à l’exercice de ces responsabilités en matière de pilotage pédagogique, de fonctionnement de l’école et de relations avec les parents et les partenaires de l’école.
Des actions visant à alléger les tâches administratives ont été mises en place dans le cadre de protocoles de simplification des tâches des directeurs d’école.
L’agenda social du MEN prévoit de continuer à travailler sur l’amélioration des conditions d’exercice des directeurs d’école, leur rémunération et leur progression de carrière. Il s’agit de trouver des solutions pragmatiques, adaptées à la diversité des situations d’exercice des directeurs d’école, et prenant en compte les nouveaux besoins nés de l’évolution de ce métier.
Ces travaux sont pleinement articulés avec la loi n° 2021-1716 du 21 décembre 2021 créant la fonction de directrice ou de directeur d’école.
Evaluation des décharges des directrices et directeurs d’école
IEN
Des travaux concernant les missions d’inspections ont été engagés, dans le prolongement du Grenelle de l’Éducation et ont abouti à la circulaire du 29 août 2023 qui abroge celle n° 2015-207 du 15 décembre 2015 portant sur la mission des inspecteurs.
Cette circulaire concerne notamment les inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) 1er degré, cadres supérieurs placés sous l’autorité du directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN), chargés d’une circonscription du premier degré, qui ont un rôle majeur dans la mise en œuvre des réformes et de leur suivi, au plus près des élèves et des personnels sous l’angle du pilotage pédagogique et éducatif.
Les IEN préparent et exécutent les actes d’administration et de gestion de leur circonscription, en particulier la carte scolaire et la gestion des personnels. Ils veillent à la mise en œuvre de la politique éducative dans les classes et les écoles, évaluent le travail des personnels enseignants, les procédures et les résultats de la politique éducative.
Ils inspectent et conseillent les personnels enseignants et s’assurent du respect des objectifs et des programmes nationaux, dans le cadre des cycles d’enseignement.
Ils participent au pilotage et à l’animation pédagogique des actions de formation initiale, continue et par alternance des personnels d’enseignement. À partir des observations individuelles faites en classe dans le cadre des inspections, ils déterminent les axes de formation susceptibles de structurer un plan de formation. Ils s’appuient sur les conseillers pédagogiques pour la mise en œuvre du plan de formation au niveau de la circonscription, ainsi que pour le suivi des néo-titulaires et des personnels présentant des besoins particuliers.
Sous leur autorité, des professeurs des écoles-maîtres formateurs (PEMF) assurent l’accompagnement des étudiants stagiaires et le tutorat des professeurs stagiaires, en sus de leur intervention en formation initiale dans le cadre des INSPÉ.
Les enjeux pédagogiques découlant de la priorité accordée au 1er degré ont conduit à recentrer les missions des personnels d’inspection sur la professionnalisation des enseignants et leur accompagnement, à la fois individuel et collectif, tout au long de leur parcours professionnel.
Par ailleurs, en tant qu’interlocuteurs institutionnels des parents d’élèves, des élus locaux, ainsi que des responsables des services de l’État impliqués dans les politiques éducatives territoriales, ils contribuent à la mise en œuvre d’une politique de communication et d’information.
LES PERSONNELS PEUVENT ÊTRE MIS SUR DES POSTES ADAPTÉS
En fonction de l’état de santé des personnels et de leur projet professionnel, une affectation d’une durée limitée peut leur être proposée sur un poste adapté de courte durée (PACD) ou sur un poste adapté de longue durée (PALD).
Dans les 2 cas, la décision relève de la compétence du directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN).
En 2023, le nombre d’emplois réservés pour les postes adaptés était de 557 ETP pour les PACD et de 356 ETP pour les PALD, soit un total de 913 ETP.
Dans les 2 cas, l’affectation sur poste adapté est conditionnée à l’élaboration, par le fonctionnaire, d’un projet professionnel, avec l’appui des services académiques et de façon individualisée grâce au déploiement d’une « GRH de proximité » dans chaque académie.
Source : https://www2.assemblee-nationale.fr/static/17/Annexes-DL/PLF-2025/Enseignement_scolaire.pdf



