Il s’agit d’une revendication portée depuis plusieurs années par des organisations syndicales de l’Éducation nationale, qui réclament la création d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap), actuellement agents contractuels de droit public.

En mai 2025, une intersyndicale a interpellé le gouvernement : des organisations ont interpellé la ministre de l’Éducation nationale et relayé l’urgence auprès des parlementaires, réclamant des engagements rapides dans le cadre du budget 2026.

Côté gouvernemental, cette demande n’a pour l’instant pas été reprise officiellement par le ministère : il s’agit d’une revendication syndicale, pas d’un projet porté par l’exécutif. 

Une première proposition de loi déposée au Sénat

Le 7 janvier 2026, la sénatrice socialiste Marie-Pierre Monier et plusieurs de ses collègues ont présenté une proposition de loi visant notamment à créer, pour les AESH, un corps de catégorie B dans la fonction publique d’État.

La position du ministre actuel

Face à ce texte, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, s’est opposé au texte tout en admettant la nécessité de faire évoluer la situation des AESH… Autrement dit, il reconnaît le problème sans valider la solution proposée (la création d’un corps de catégorie B), et a promis des travaux sur le statut des AESH plutôt qu’un engagement ferme.

Une deuxième proposition de loi déposée cette fois-ci à l’Assemblée nationale

Mais, cette semaine, une seconde proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap a été déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale par la députée Nadège Abomangoli et d’autres députés de son groupe parlementaire LFI.

Que dit-elle ?

Formation : un stage d’un an avec formation dispensée par un établissement d’enseignement supérieur, alternant mise en situation professionnelle et formation, remplaçant l’actuelle formation jugée insuffisante de 60 heures.

Statut : création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH, avec titularisation des AESH en poste au 1er septembre 2026 (nomination immédiate comme fonctionnaires stagiaires) ; ceux ne remplissant pas les conditions statutaires se verraient proposer un CDI aux mêmes conditions de rémunération et de temps de travail que les titulaires. Le recrutement futur se ferait par concours.

Temps de travail et rémunération : les AESH seraient rémunérées sur la base d’un temps plein fixé à 24 heures hebdomadaires (la durée de scolarisation d’un élève de primaire), pour prendre en compte le travail actuellement invisible (formation, concertation, préparation).

La proposition de loi in extenso